L’abattage clandestin prend des proportions alarmantes à Mers El-Kébir: Saisie de plus de 9 quintaux de viandes blanches impropres à la consommation

lundi 18 mars 2019 à 8:59
Source de l'article : Lequotidien-oran.com

J. Boukraa

L’abattage clandestin prend des proportions alarmantes à Mers El-Kébir: Saisie de plus de 9 quintaux de viandes blanches impropres à la consommation

  Sans se soucier ni de la santé des consommateurs ni des normes d’hygiène, l’abattage clandestin de la volaille a atteint ces derniers temps des proportions alarmantes dans plusieurs communes de la wilaya. La commune de Mers El-Kébir est l’une des communes qui a vu cette activité s’accroître.
Dans ce contexte et lors d’un contrôle de la route exécuté sur la RN 2, reliant Aïn El-Turck à Oran, au lieudit Sainte-Clotilde, commune d’Aïn El-Turck, les gendarmes de l’Escadron territorial de sécurité routière d’Oran ont interpellé une personne, âgée de 42 ans, qui transportait, à bord d’un camion, neuf (9) quintaux et cinquante (50) kg de viande de volaille, impropre à la consommation. Toute la localité de Sainte-Clotide au lieudit Aïn Khedidja (source d’eau naturelle située sur le CW 44 qui débouche sur la corniche supérieure) est devenu le lieu d’élevage et d’abattage clandestins, grandeur nature, de la volaille, les poulets principalement.
Les riverains se plaignent aussi des ordures et des rejets qui jonchent tout le tronçon entre le lieudit Dada Youm en allant vers le mont Murdjadjo. Considérée comme principale source d’approvisionnement en viande blanche pour le marché oranais, cette activité est pratiquée dans des locaux dépourvus de toutes commodités et normes d’hygiène. Pire encore, à défaut d’incinérateurs, équipement exigé par la règlementation en vigueur régissant l’élevage et l’abattage des volailles, les déchets générés par l’activité (poussins morts, abats de poulets et détritus, résidus d’aliments de volaille et autres produits biochimiques, etc.) sont jetés en pleine nature.

Des dépotoirs sauvages de déchets générés par l’abattage, dont se dégage une odeur irrespirable, naissent un peu partout. Un autre danger, et pas des moindres, la contamination des nappes phréatiques par ces amas d’ordures et le risque d’épidémie via les moutons et les vaches qui s’y nourrissent. Des opérations ont été, certes, menées par les agents combinés de la DCP et de la commune, en collaboration avec les services de la gendarmerie, mais cela s’est avéré insuffisant. Les contrevenants reviennent toujours à chaque fois le lendemain.

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