Aïn Defla : L’importance de la culture de l’assurance chez les agriculteurs soulignée par la CNMA

jeudi 21 mars 2019 à 10:41
Source de l'article : Lecourrier-dalgerie.com

Le directeur général de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA), Cherif Benhabylès, a mis l’accent mardi à Bir Ould Khélifa (Aïn Defla) sur l’importance de l’ancrage d’une culture de l’assurance chez les agriculteurs, soutenant que cet état de fait se répercutera positivement sur l’ensemble du secteur.

«Il est absolument nécessaire d’ancrer chez les agriculteurs la culture se rapportant à l’assurance et de leur expliquer les bienfaits de cet acte», a indiqué M. Benhabylès en marge de la signature d’une convention d’assurance au profit d’une unité de production d’œufs (Ovozaccar) relevant du secteur privé. «L’assurance dans le monde agricole est d’autant plus importante que le secteur est exposé à des pertes imprévisibles», a-t-il observé, invitant la Chambre, la direction et l’Union locales de l’agriculture à coordonner leurs efforts pour atteindre cet objectif.

Selon lui, l’assurance dans le secteur de l’agriculture contribue à «offrir un climat favorable à l’investissement agricole et à renforcer la confiance entre l’agriculteur et la Caisse», mettant en exergue le rôle d’«accompagnement» joué par la CNMA. Une enveloppe de plus de 8 milliards de dinars a été consacrée au dédommagement des agriculteurs dont les superficies ont été détruites par des calamités naturelles durant l’année 2018, a-t-il par ailleurs rappelé. Faisant remarquer que les agriculteurs touchés par les intempéries ont été indemnisés à hauteur des pertes qui leur ont été occasionnées, il a soutenu que la crédibilité de son organisme résidait dans la célérité à répondre aux sollicitations exprimées.

«Notre crédibilité réside dans la célérité dont nous faisons preuve à l’adresse d’un agriculteur dont l’exploitation a été touché par un sinistre quelconque», a-t-il soutenu, signalant que pour l’année dernière, le dédommagement pour cause de sinistre en milieu agricole a notamment concerné les agriculteurs dans l’est et l’ouest du pays. Faisant remarquer que la production de son entreprise atteindra les 500 000 œufs/jour d’ici une année, le directeur général de «Ovozaccar», Tayeb Hattou, a pour sa part, tablé sur le doublement de ce chiffre d’ici «deux à trois années», assurant que l’activité de l’entreprise se répercutera positivement sur la dynamique économique de la région. «Actuellement, nous employons plus de 100 personnes, un nombre appelé à augmenter au fur et à mesure que l’entreprise évolue», a-t-il assuré se félicitant des conditions de travail au sein de l’entreprise.

Se disant «persuadé» que «Ovozaccar» aura un rayonnement régional d’ici quelques années, le directeur de la chambre d’Agriculture de Aïn Defla, Hadj Djaâlali a, pour sa part, estimé qu’une fois la vitesse de croisière de l’entreprise atteinte, Aïn Defla se hissera au rangs des premières wilaya productrice d’œufs à l’échelle nationale. «Avec l’entrée en service de cette entreprise, il ne fait pas de doute que d’ici quelques années, la wilaya de Aïn Defla devrait occuper les premières places à l’échelle nationale en matière de production d’úufs avec une production de plus de 1 milliard d’unités par an, soit 10 à 12 % de la production nationale en la matière», a-t-il prédit.

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