Zaki Bouabdallah, guitariste des groupes Sharaeen et White Wolf: “Nous voulons redorer le blason du métal en Algérie”

mercredi 9 août 2017 à 16:02
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Constitué de cinq amis musiciens, Amine Belhocine, à la basse, Hichem à la batterie, et Zaki Bouabdallah et Amine Merbah aux guitares, Sharaeen est un groupe de heavy et trash métal, fondé en 2007, qui a pu faire son bonhomme de chemin dans la scène musicale algéroise, depuis une dizaine d’années. Rencontré dernièrement, le guitariste du groupe, Zaki Bouabdallah, a retracé le parcours de ce groupe dont le genre musical est souvent mal perçu chez nous, l’autre projet musical, “plus soft” cette fois-ci, avec la formation White Wolf, aux influences allant du rock au blues, ainsi que les difficultés de produire un album, à cause notamment des aides de la part d’institutions étatiques qui se font rares. Le groupe qui faisait des reprises de Metallica, Guns n’Roses ou encore SVR ne réussira à acquérir une véritable identité musicale qu’en 2010, avec l’arrivée de Zaki à la guitare, et un changement de son qui devient plus brut.

C’est aussi l’ère des compositions pour le quatuor, auquel se joindra Ramzy au chant. Pour le guitariste, il était important de “garder le côté fun, on ne voulait pas aller à une répétition comme on va au boulot”. Cependant, le problème de la disponibilité des salles ralentira considérablement le processus de création de la formation, qui devait se réunir dans des maisons de jeunes où des instruments comme la batterie n’étaient pas disponibles, et quand bien même le groupe apporterait sa propre batterie, la protection de celle-ci n’était pas garantie en ces lieux. Malgré ses difficultés, les membres ont pu composer plusieurs chansons, qui devaient paraître dans un projet d’album en 2013, mais encore une fois, Sharaeen sera en butte à l’hermétisme des institutions.

“On avait déposé plusieurs demandes d’enregistrement du groupe auprès de l’établissement Arts et Culture et l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), mais on n’a jamais eu de retour, tandis que d’autres groupes ont eu des réponses deux semaines seulement après le dépôt de leur dossier.” Et de poursuivre : “Cette situation nous a amenés à nous diriger vers une boîte de communication, grâce à laquelle on a pu organiser des concerts à la salle Sierra Maestra et à la maison de culture de Boumerdès, les seuls endroits qui nous ont donné l’opportunité de nous exprimer.”

Par ailleurs, notre interlocuteur s’est attardé sur les réticences des gérants de salles qui acceptent mal ce genre musical : “Beaucoup prennent le métal pour un genre satanique. À cause de ces préjugés, certaines salles avaient même des réticences à nous laisser nous produire. Mais malgré ça, nous tenons à donner une image positive de cette musique et redorer son blason.” Créé cette année, White Wolf est quant à lui un groupe “plus soft”, comme dira Bouabdallah, “une nouvelle expérience qui nous donnera la possibilité de nous enrichir artistiquement et d’acquérir une nouvelle approche musicale”. Aussi, le groupe veut mettre en avant une voix féminine, “afin d’apporter une nouvelle dynamique à la formation et sortir de notre zone de confort”.

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