21e salon international du livre d’alger: Coup de starter de Sellal cet après-midi

mercredi 26 octobre 2016 à 12:17
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Au-delà de l’aspect culturel, il est attendu que le Premier ministre lance, comme il a l’habitude de le faire lors de ce genre d’inaugurations, des messages politiques, notamment en ce qui concerne la prochaine loi de finances…

Le 21e Sila, c’est aujourd’hui! Le Premier ministre Abdelmalek Sellal va en effet donner cet après-midi le coup de starter officiel de la 21e édition du Salon international du livre d’Alger. Cet événement culturel devenu incontournable au fil des ans ne va être ouvert au public que demain. Mais ce soir, Sellal et son staff gouvernemental vont pavaner dans les couloirs du Palais des expositions à la découverte des stands des 968 maisons d’édition participantes qui doivent présenter plus de 33.000 titres. Le chef de l’Exécutif se fera donc un plaisir avec cet exercice qu’il affectionne particulièrement. Il ira à la rencontre des exposants, écrivains et auteurs, pour voir l’évolution de ce secteur en jachère. Mais au-delà de l’aspect culturel, il est attendu que le Premier ministre lance, comme il a l’habitude de le faire lors de ce genre d’inaugurations, des messages politiques, notamment en ce qui concerne la prochaine loi de finances qui fait déjà craindre le pire aux Algériens. D’ailleurs, l’Intersyndicale regroupant les secteurs de la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur et l’administration publique reconduit sa grève de façon illimitée cette fois-ci et ce, afin de protester contre le nouveau régime des retraites et surtout cette loi de finances qu’elle qualifie comme celle de la mort.

Abdelmalek Sellal, dont les sorties de terrain se font rares ces temps-ci, devra donc apaiser toute cette tension qui laisse annoncer une fin d’année des plus difficiles en ce qui concerne le front social. Pour revenir au Sila, il est attendu la participation de plus d’une cinquantaine de pays étrangers venant des cinq continents, dont l’Océanie pour la première fois. L’Egypte sera l’invité d’honneur de cette édition. Malgré cette forte présence internationale, cette édition donnera la priorité aux écrivains et auteurs algériens. Sur les 100 écrivains et auteurs invités, 60 sont algériens. Parmi les participants algériens et étrangers, il y a lieu de citer Waciny Laâredj, Lahbib Sayeh et Amine Zaoui (Algérie), Edwy Plenel et Jean-Christophe Rufin (France), Costa-Gavras (Grèce/ France), Rabaï Al-Madhoun (Palestine), Vera Kitova (Bulgarie) et Dany Laferrière (Haïti/Canada). Peu suivies par le public, contreversées par les professionnels, les conférences thématiques du Sila font cette année le pari d’attirer les visiteurs à travers des «estrades» présentant le parcours et l’oeuvre de ces romanciers très appréciés des lecteurs. Il sera par ailleurs question des romanciers algériens trentenaires lors de la rencontre «Littérature algérienne, 3e génération», programmée le 29 octobre. Ces jeunes auteurs, comme Abdelwahab Aïssaoui et Amine Aït Hadi (tous deux prix Assia-Djebar en 2015) se distinguent par les thématiques nouvelles de leurs créations littéraires, un autre atout que les organisateurs ont choisi de mettre en avant. La littérature universelle se réserve, elle aussi, une place de choix dans le programme: conférences d’auteurs primés (le Palestinien Roubeï el Madhoun, Arab Boker Prize 2015), de membres d’institutions littéraires (Jean-Cristophe Rufin de l’Académie française) et célébration du 4e centenaire de la mort de Cervantès et Shakespeare.
Du côté des éditeurs algériens, principaux acteurs du Sila, la production romanesque semble avoir été privilégiée, avec pas moins de quatre-vingt romans (en langues arabe, française et amazighe) à paraître durant le Sila ou publiés courant 2016.
Roman existentiellement nourri du conflit des générations, récit d’anticipation politique ou oeuvre interrogeant des lieux et des identités spécifiquement algériens, les romanciers, particulièrement les plus jeunes, proposent cette année une grande variété de thèmes et de formes. Parmi les plus attendus du Salon, les auteurs comme Amar Ingrachen (Le temps des grandes rumeurs, Edition Frantz Fanon), Samir Toumi (L’Effacement, Barzakh), Sarah Haïder (La morsure du coquelicot, Apic), et Aïda Khaldoun (Raihat el Hobb, Mim), qui proposent, chacun dans son style, de nouvelles oeuvres devant confirmer, pronostiquent les lecteurs avertis, leur statut d’écrivains prometteurs. Le Sila promet donc beaucoup de surprises…

La France présente en force
Des académiciens comme «guest star»
Dans le cadre du 21ème Salon international du livre d’Alger qui se tiendra du 27 octobre au 5 novembre 2016, l’ambassade de France en Algérie et l’Institut français d’Algérie accueilleront le public sur un espace de 60m2 situé dans le Pavillon central. Cette année encore, et après une invitation d’honneur en 2015 qui avait permis à près de soixante-dix personnalités du monde du Livre de débattre et d’échanger, la France a souhaité proposer une programmation à la hauteur de l’événement et de la relation culturelle, diplomatique et historique qui lie les deux pays. Ainsi, ce ne sont pas moins de deux académiciens qui participeront au Sila cette année: Jean-Christophe Rufin, membre de l’Académie française depuis 2008, médecin, diplomate et globe-trotteur, viendra partager son expérience et ses réflexions lors d’une rencontre sur l’Espace France du Sila, vendredi 28 octobre à 10h30 et lors d’une conférence à l’Institut français d’Alger, le samedi 29 octobre à 18h00, sur le thème: «L’humanitaire à l’épreuve des crises»; et Dany Laferrière, membre de l’Académie française depuis 2013, qui viendra présenter son dernier roman L’art presque perdu de ne rien faire paru chez Grasset, lundi 31 octobre à 11h sur l’espace France. L’Espace France accueillera aussi d’autres auteurs tels que Camille Laurens, Lise Chasteloux, Didier Daeninck.
Il sera un lieu d’information et de renseignement sur les différents services proposés par l’Institut français d’Algérie: les cours de français, le service Campus France ou encore les actions de coopération menées par le Bureau du livre d’Alger. Dans le cadre de l’invitation d’honneur de la France au Festival international du théâtre de Béjaïa, le théâtre s’invitera également dans la programmation de l’IFA au Sila avec une adaptation de Flaubert Mémoires d’un fou, le 27 octobre à l’Institut français d’Alger et une pièce contemporaine Le Porteur d’Histoire d’Alexis Michalik (Molière 2014 du meilleur auteur et de la meilleure mise en scène), dans lequel le livre tient un des rôles principaux, le 2 novembre au Théâtre national d’Alger.

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