la protection civile se dote d'hélicoptères,Des bombardiers à la place des canadairs

jeudi 16 février 2012 à 9:30
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P20120216-16.jpgUn choix bien étudié

Une arrivée imminente de deux hélicoptères bombardiers d’eau qui vont être appelés à la rescousse dans la lutte contre les feux de forêt dès la prochaine saison estivale.

Dans son dernier numéro, la revue El Himaya de la Protection civile, revient sur la question du renforcement de sa flotte aérienne et explique les raisons du choix porté sur les hélicoptères bombardiers et non des canadairs.

Après un long débat et des questions autour de l’opportunité de l’utilisation des gros avions bombardiers d’eau, la Protection civile revient sur les motifs derrière les réserves formulées par la direction de la Protection civile quant au renoncement de l’achat de ces appareils.

Optant pour les hélicoptères bombardiers d’eau, les responsables de la Protection civile ne remettent pas en cause l’efficacité des canadairs, ces géants du ciel dans la lutte contre les grands incendies de forêts mais expriment la volonté d’épargner à l’économie nationale de très lourdes dépenses en contrepartie d’une rentabilité aussi faible et mitigée. En effet, les prix des avions en question varient entre 20 et 25 millions d’euros, ce qui est «loin de constituer la seule contrainte à mettre en avant pour justifier leur disqualification, du moins pour l’heure, en raison des priorités imposées par l’effort soutenu de développement consenti par les pouvoirs publics», expliquent-ils.

Il est mis en exergue le fait que si ces avions sont conçus exclusivement pour la lutte contre les feux de forêt et considérés ailleurs comme un atout majeur à mettre en oeuvre pour la préservation du patrimoine forestier là où la superficie des terres boisées se compte en plusieurs centaines de milliers, voire des millions d’hectares, chez nous n’est vraiment pas le cas.Les responsables de la Protection civile le perçoivent autrement dans le cas de l’Algérie. Des arguments de taille confortent, en effet, ce choix. «Chez nous, la densité restreinte ne couvre que la bande littorale du territoire et est, par ailleurs, loin d’obéir aux conditions drastiques exigées par les fonctions socioéconomiques dévolues à la forêt dans les pays développés, où il est davantage question de forte industrie du bois, avec ce que cela implique comme actions visant le renouvellement de cette ressource», expliquent-ils. C’est dire que la Protection civile ne lésine pas sur les moyens humains et matériels. Pour les canadairs, ils ont évoqué leur coût exorbitant et non leur prix. Le prix de ces derniers ne sont pas seulement excessifs mais d’autres contraintes sont aussi relevées pour ce type d’avions. L’avion canadair est, selon les responsables de la Protection civile, bien au fait des moyens aériens, «imposant par leur envergure, difficilement maniable et exigeant un équipage professionnel pour ne pas dire hors-pair, réunissant toutes les qualités reconnues chez tout pilote de chasse compte tenu de la complexité des manoeuvres qu’il est appelé à effectuer du fait de la topographie difficile des sites caractérisés par des reliefs tourmentés, des pics de montagnes ou autres barrières naturelles…», soutiennent-ils.L’exemple cité et qui conforte cette thèse est la composante des équipages des canadairs de la sécurité civile française qui est constituée majoritairement de pilotes expérimentés issus de l’aviation militaire ou de ligne ayant à leur actif plus de 4000 heures de vol, renseigne sur les conditions draconiennes qui sont posées à tout postulant au poste de commandant de bord de ces appareils.

En effet, il s’agit là d’exigences très rigoureuses de maîtrise, d’expérience et de qualification auxquelles, selon ces responsables, il est «quasiment impossible de répondre sans une formation adéquate de haut niveau aussi bien de pilotes que de techniciens en maintenance».

Il est souligné d’autres exigences de type moyens financiers, infrastructures aéroportuaires, pistes d’atterrissages, hangars, etc.Comme l’ont si bien souligné les responsables de la Protection civile, le chapelet de contraintes et d’obstacles qui entourent ces avions sont dissuasifs.D’où, la direction générale de la Protection civile a pris «farouchement» la décision d’opter pour les hélicoptères bombardiers d’eau au lieu des canadairs, en raison de la foultitude d’avantages qu’ils offrent et de l’absence de problèmes majeurs à leur utilisation.Par ailleurs, il annonce l’arrivée imminente de deux hélicoptères bombardiers d’eau qui vont être appelés à la rescousse dans la lutte contre les feux de forets dès la prochaine saison estivale.

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