La diplomatie menée par le GPRA révolutionnaire et moderne

mercredi 19 septembre 2018 à 21:12
Source de l'article : Www.aps.dz

ALGER- Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a qualifié, mercredi à Alger, la diplomatie conduite par le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de « révolutionnaire » et « moderne » ayant habilité l’Algérie à devenir « un acteur influent » dans la défense des principes fondateurs de la justice et de la stabilité.

Lors d’une communication présentée à l’occasion de la célébration par le parti du Front de libération nationale (FLN), du 60e anniversaire de création du GPRA, M. Messahel a indiqué que « la diplomatie menée par le GPRA était une diplomatie révolutionnaire mais elle avait, en même temps, les caractéristiques de la diplomatie moderne, en ce sens où elle était basée sur une évaluation minutieuse des objectifs et des moyens et une gestion efficace et efficiente de l’équation (faible-fort) dans la lutte contre les forces coloniales et le positionnement dans la balance des forces au niveau international.

Cette voie a permis « l’élaboration d’une approche claire et le développement et la mise en œuvre de la politique extérieure de l’Algérie indépendante » outre « l’approche stratégique qui a permis à l’Algérie d’être et de rester, encore aujourd’hui, un acteur influent dans la défense des principes fondateurs de la justice et de la stabilité et la cohérence de l’ordre international, en particulier le principe du droit des peuples à l’autodétermination » ainsi que « la politique de formation qui a permis l’émergence d’une véritable école de diplomatie nationale ».

Rappelant que la mise en place du GPRA, le 19 septembre 1958, a été « un impératif » avec l’évolution de la lutte de libération nationale et l’accroissement de « son écho » au plan international à la faveur de l’émergence de courants d’opinion « favorables » à l’indépendance de l’Algérie, M. Messahel a précisé que « l’une des raison de sa mise en place était l’infaillible volonté à faire face à l’hostilité et à l’intransigeance du colonialisme et à ses tentatives d’imposer une pseudo solution dans un cadre français ».

« Ainsi, s’est imposée la nécessité de parachever l’édifice institutionnel, issu du Congrès de la Soummam (20 août 1956), en dotant l’Algérie combattante d’un organe gouvernemental ayant des prérogatives d’Etat et jouissant d’une reconnaissance et d’une personnalité internationales, a explique le ministre des Affaires étrangère, estimant que « ces caractéristiques lui ont permis de mettre en évidence le caractère indéniablement international du conflit entre notre pays et la France coloniale, et partant, battre en brèche la thèse fallacieuse de problème interne français ».

Soulignant que « la création du GPRA a enterré définitivement la politique de négation de la Révolution du peuple algérien, de son identité et de ses représentants », il  précisé qu’elle a permis également « d’affirmer que la cause de la lutte de libération nationale n’était que pour le recouvrement de l’Etat et la souveraineté nationaux à travers la préservation de l’unité du peuple algérien et son intégrité territoriale, conformément à la Déclaration du 1er novembre 1954 ».

« Le rôle pivot joué par le Gouvernement provisoire dénotait de sa pleine capacité à fructifier la riche expérience acquise par le Mouvement national », a affirmé M. Messahel, ajoutant que « les conditions politiques ont été réunies pour permettre au GPRA d’être le représentant exclusif du peuple algérien et l’unique dépositaire de ses intérêts nationaux ».

Evoquant les premières discussions avec les autorités coloniales, M. Messahel a indiqué qu’elles étaient « très difficiles », en raison de leurs tentatives de perpétuer le statut quo, soulignant que « ces tentatives coloniales ont échoué face à la fermeté du Gouvernement provisoire et son refus catégorique à toute idée de négocier la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays et peuple ».

Et d’ajouté, que cet attachement à « la raison d’être », lui a permis, après la reprise des négociations, d’imposer le recouvrement de l’Etat national indépendant et souverain et l’Histoire retient la détermination et la foi du GPRA à imposer l’Etat algérien ».

Le ministre a rappelé que les valeurs nationales ayant constitué les fondements de notre révolution « n’ont pas cessé d’orienter la politique nationale », ajoutant que ces mêmes valeurs « ont permis à notre pays de franchir de grands pas sur les plans politique, économique et social.

Aussi, il a estimé que les valeurs nationales « demeurent importantes plus que jamais au moment ou le pays fait face à de grands défis « .

« Le FLN qui a joué un rôle historique dans l’indépendance du pays et l’édification de l’Etat algérien moderne s’acquitte aujourd’hui de ses missions consistant en la mobilisation de toutes les forces nationales pour qu’elles assument leurs responsabilités quant à la consécration des acquis de l’indépendance, l’instauration de la stabilité et l’accélération du développement socio-économique conformément au message du président de la République, Abdelaziz Bouteflika adressé à la Nation le 20 août dernier ».

Pour sa part, le Secrétaire général (SG) du FLN, Djamal Ould Abbes, a évoqué les étapes de la révolution nationale ayant précédé la constitution du Gouvernement provisoire dont « les différentes victoires remportées par la guerre de libération et l’activité diplomatique intense de la direction du FLN dans les fora internationaux », appelant, à cette occasion, la génération de l’indépendance à « préserver cet acquis +l’indépendance+ et les nobles valeurs de la révolution nationale » mais aussi les autres acquis réalisées lors des deux dernières décennies ».

Après avoir rappelé que la formation du Gouvernement provisoire avait regroupé tous les courants et franges de la société algérienne », M. Ould Abbes a réaffirmé que le front populaire solide auquel a appelé le Président de la République « demeure ouvert à tous les partis politiques et organisations ainsi qu’à toutes les franges de la société au service de la souveraineté et la stabilité de la patrie ».

Par ailleurs, le FLN a saisi cette occasion pour rendre hommage à l’ancien chef du Gouvernement, le moudjahid Belaid Abdessalem.

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