« Sama’a Essoufi» à Sétif Mahmoud Touhami , « Dervisan » et « Burruezzo » séduisent le public

jeudi 10 novembre 2016 à 20:51
Source de l'article : Elmoudjahid.com

Entamé lundi à la maison de la culture «  Houari-Boumediene » après son ouverture officielle par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, et en présence du wali, Nacer Maskri, et de l’ensemble des autorités civiles et militaires de la wilaya, la 6e édition du festival culturel international « Sama’a Essoufi » s’est poursuivie mardi, la deuxième journée, marquée par la même adhésion et la même ambiance qui  ont prévalu à l’issue de la cérémonie d’ouverture.

Un public nombreux qui a appris au fil du temps à connaître et apprécier le niveau d’une telle rencontre qui a fini par décrocher une juste place sur les tablettes culturelles nationales et être institutionnalisée, comme devait l’annoncer le ministre de la Culture  dans son intervention d’ouverture de ce festival, soulignant par la même les avancées qu’a connues une telle rencontre, le niveau qu’elle a su se forger tout au long des  éditions précédentes  autant par le niveau des formations présentes que par la qualité des prestations.
Autant d’acquis qui ont fait dire au cheikh Mahfoud Touhami  d’Egypte, alors qu’il foulait en première les planches de la maison de la culture : « Je suis venu porteur des salutations fraternelles du peuple égyptien au peuple algérien ; je voudrais par la même féliciter les organisateurs  pour avoir su maintenir l’excellent niveau d’un tel festival mais ce qui me réjouit d’avantage c’est de voir que dans ce monde déchiré par la division, la violence  et l’extrémisme, il y a des pays comme l’Algérie qui ne ménagent aucun effort et continuent à entretenir cette unité et cette fraternité à travers de telles rencontres. Merci Beaucoup ! »
Une première soirée que Cheikh Mahfoud Touhami,  qui a à son actif un palmarès  éloquent, a su hisser avec sa troupe à une dimension à la mesure de l’événement, riche en couleurs et une prestation sublime, combien de fois ovationnées par ce public nombreux qui s’est levé pour exprimer son sentiment de satisfaction et plus d’une fois aussi accompagner Cheikh Mahfoud dans son merveilleux répertoire. Dans ce merveilleux décor et de chants où chaque parole, chaque geste  était l’expression d’un soufisme qui se distinguait par sa spiritualité.
La formation turque Soufi Dervisan  dans la sublime prestation de ses « Dhikr  et sama’a qui rappellent que dans l’univers, de l’atome à la planète, tout est tourbillonnant », n’en fut pas moins brillante avec ce tourneur qui incarnait bien cette image  qui sera plus imposante dans cette  symbiose que surent mettre en œuvre, à la fin de cette soirée, les têtes de file des quatre formations turque, égyptienne et algériennes, la troupe « Achwag » et celle du regretté  Mounchid Toufik Bouras, en chantant main dans la main, dans un même élan d’amitié, de fraternité ce juste produit de la spiritualité conquise en cette soirée.
Mardi, au titre de la deuxième soirée, c’était au tour de la formation espagnole «  Burrezo » d’aller à la conquête du public dans une prestation de ce quatrain bien porté par le chanteur et compositeur Pédro Burruezo dans ces chansons, vers et litanies s’inspirant des profondeurs et des secrets de ce merveilleux patrimoine soufi.
Dans ce dialogue des civilisations et cette diversité culturelle, la troupe espagnole composée de 4 artistes, a su mettre en exergue  toutes ces techniques spirituelles du Soufisme, « enfilant précieusement nos âmes au mystère de la création ». Les troupes « El Adjial Esaiida» de Ghardaia et celles d’ «El Aqsa » d’Alger brilleront également par de bons répertoires, au moment où le cycle de conférences et le travail d’atelier destiné notamment à la formation, marquait cette 6e édition.

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