Azzedine Mihoubi : « L’Etat continuera à financer tout film intéressant ».

vendredi 7 octobre 2016 à 21:12
Source de l'article : Reporters.dz

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a été dans l’après-midi aujourd’hui l’hôte de la daïra Ifri-Ouzellaguen, dans la wilaya de Béjaïa, où il a eu à visiter le village historique de Timelyiwine, lieu de tournage des dernières séquences du très attendu film dédié à feu Larbi Ben M’hidi, l’une des figures de proue de la Révolution algérienne. M. Mihoubi, accompagné des autorités locales, a été convié à visiter les deux endroits où se déroulent depuis jeudi dernier, le tournage des dernières scènes de ce long métrage, tourné en Algérie et à l’étranger, notamment en Tunisie.

Les deux points de chutes de la délégation officielle ne sont autres que deux anciennes maisons kabyles construites en pierre et restaurées pour la circonstance, où se réfugiait le défunt Larbi Ben M’hidi et ses compagnons d’armes durant la guerre de libération nationale. C’est dans le petit jardin de l’une de ces vieilles maisonnettes, surplombant la vallée de la Soummam, que le réalisateur de ce biopic a eu à faire un point de situation sur l’évolution de son projet cinématographique, en présence de M. Mihoubi et des représentants des autorités locales.

Après avoir souligné l’importance du rôle qu’avait joué la population d’Ouzellaguen dans l’organisation du congrès de la Soummam, en 1956, M. Derrais tient à préciser qu’aujourd’hui aussi, « celle-ci contribue amplement à la réussite de ce film qui ne fera qu’honorer davantage l’engagement et les sacrifices consentis par les hommes et les femmes de la région pour que l’Algérie libre et démocratique reste debout ». Le réalisateur et producteur du film en question ne manquera pas d’exprimer également ses vifs remerciements aux différents industriels de la région, dont Cevital, Ramdy, Général Emballage, Laiterie Soummam…, pour leurs sponsors et soutiens logistiques. Selon l’orateur, pas moins de 85% de ce long métrage de 120 mn ont été déjà réalisés et il ne reste que la phase finale, d’une vingtaine de minutes, qui sera tournée ici dans la commune d’Ouzellaguen.

À noter que Le budget initial du film s’élève à 100 milliards de centimes, alors que la somme globale perçue pour le moment, ne dépasse pas les 40 milliards de centimes, a-t-il affirmé. Pour sa part, le ministre de la culture assurera que « l’Etat continuera à financer et appuyer toute œuvre cinématographique qui pourrait intéresser les algériens et leur Histoire », avant d’ajouter que « l’apport et le soutien de l’Etat à la chose culturelle est un devoir. Toutefois, le secteur privé devra constituer une autre source de financement pour ce genre de projets ».

Pour M. Mihoubi, « ce film qui mettra en lumière la vie et le parcours du valeureux martyr Larbi Ben M’hidi, demeure un défi majeur du cinéma algérien ». Il promet que sa sortie sur les écrans, devrait intervenir d’ici le mois de mars 2017, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’assassinat par l’armée Française de l’enfant prodige d’Aïn M’lila, l’un des artisans du congrès de la Soummam. Rappelons que le premier tour de manivelle de « Ben M’hidi » a été donné symboliquement, en 2011, à la Villa Sésini, un ancien centre de détention et de torture de l’armée coloniale situé les hauteurs d’Alger, récemment classé au patrimoine culturel national. Coproduit par les ministères des Moudjahidine et de la Culture, le film se base sur un scénario écrit par Mourad Bourboune, et dont le tournage s’est fait à Lakhdaria, Biskra, Béchar et à l’étranger (Tunisie, Maroc et Egypte), alors que la production a été confiée à la société algérienne «Les films de la Source».

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