Les 5+5 prônent le dialogue en Libye, La vision de l’Algérie fait recette

Les 5+5 prônent le dialogue en Libye, La vision de l’Algérie fait recette

64_slide_1_140917104638.jpgLa situation en Libye prête à inquiétude, en raison des risques que fait peser le conflit fratricide entre les groupes armés, sur la stabilité non seulement des pays voisins, en Afrique du Nord et au Sahel, mais aussi sur le pourtour méditerranéen.

 

Les représentants des pays du pourtour méditerranéen se sont attelés lors de cette conférence ministérielle des pays membres du Dialogue 5+5, intitulée “La stabilité et le développement en Libye”, à amener les différentes parties en conflit en Libye à passer d’une dynamique de confrontation armée à la négociation et à un dialogue national entre tous les Libyens sans exclusion. “Dégager un cessez-le-feu immédiat, faire émerger un dialogue national et trouver un consensus entre les pays de la région pour faire face aux défis que doit affronter la Libye”, figurent, en fait, en tête de la série de recommandations devant sanctionner cette conférence, organisée à l’initiative du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération d’Espagne, et à laquelle a pris part une délégation de l’Algérie, conduite par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. Ce sont également autant d’objectifs qui confortent la vision de l’Algérie, pour avoir prôné, au lieu de l’intervention militaire étrangère dans ce pays, l’encouragement au dialogue entre des différentes parties en conflit, de surcroît celles qui rejettent la violence pour atteindre le pouvoir, ou s’y maintenir. Les participants à cette conférence, qui s’est déroulée à huis clos hier à Madrid, n’ont pas manqué d’ailleurs, de mettre en relief le rôle capital de l’Algérie en faveur de la stabilité dans la région de l’Afrique du Nord, en témoigne la déclaration du ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, José Manuel Garcia Margallo. “L’Algérie s’acquitte convenablement de son rôle en Afrique du Nord, alors que l’Espagne en fait de même au sud de l’Europe d’où la nécessité de coordonner les efforts des deux pays”, a martelé le chef de la diplomatie espagnole, au terme de son entretien avec son homologue algérien à la veille de la conférence ministérielle. Pour sa part, Ramtane Lamamra a, à l’issue des entretiens avec son homologue espagnol, rappelé ce principe cardinal de la diplomatie algérienne, en affirmant que la position de l’Algérie s’appuie sur une “solution pacifique et négociée en Libye”, ce qui nécessite, a-t-il ajouté, “un dialogue national global et inclusif regroupant toutes les parties en conflit ainsi que celles qui croient en une Libye unie, unifiée, stable et démocratique”.

“Ces idées sont acceptées par la partie espagnole, mais aussi par plusieurs autres pays”, a indiqué M. Lamamra, soulignant que l’Algérie a fait part de sa position et vision lors de la réunion d’hier, sur la Libye, et le fera aussi lors des réunions prévues prochainement en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel Garcia Margallo, en tant que représentant du pays organisateur, a, en outre, affirmé dans son allocution que la Libye devrait constituer une “priorité” pour les pays de la région et qu’il était “urgent d’agir pour que la situation n’empire pas”. Il a mis en garde contre les dangers que présente l’aggravation de la situation en Libye sur le plan sécuritaire, se félicitant par ailleurs de l’organisation de cette conférence et des thèmes qui y sont abordés.

En définitive, cette conférence aura été également l’occasion d’apporter un appui au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Libye, l’Espagnol Bernardino Léon, a-t-on expliqué.

Outre l’Algérie, cette conférence a regroupé les pays du Dialogue 5+5 élargie aux pays du groupe Med 7 et les pays limitrophes de la Libye, soit un total de 21 États et organisations internationales, à savoir la Ligue des États arabes, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et l’Union pour la Méditerranée. Pour rappel, le Dialogue 5+5 réunit cinq pays de la rive sud de la Méditerranée (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et cinq autre de la rive nord (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal), alors que le groupe Med 7 comprend l’Espagne, la France, l’Italie, Malte, le Portugal, Chypre et la Grèce. Les pays limitrophes de la Libye sont l’Algérie, la Tunisie, le Tchad, l’Égypte, le Niger et le Soudan, rappelle-t-on.

Amar R