Vente des moutons importés au KG : la solution de Zebdi pour que chaque Algérien paie le « juste prix »

Vente des moutons importés au KG : la solution de Zebdi pour que chaque Algérien paie le « juste prix »
Moutons importés

Face à l’hétérogénéité du cheptel importé pour l’Aïd el-Adha 2026, l’Organisation algérienne de protection du consommateur (APOCE) plaide pour l’instauration de la vente au poids. Une mesure qui vise à garantir la transparence des prix et l’égalité entre les citoyens.

Le président de l’APOCE, Mustapha Zebdi, a officiellement appelé à l’abandon de la vente traditionnelle « à la tête »  pour les moutons importés, au profit d’un système de vente au kilo. Cette proposition fait suite aux nombreuses interrogations soulevées par les citoyens après la diffusion d’images montrant des disparités flagrantes entre les gabarits des bêtes reçues.

Selon Zebdi, cette méthode est la seule à même de garantir une justice commerciale :

« C’est une opération simple et peu coûteuse. Elle permet à chaque citoyen de payer le juste prix en fonction du poids réel de son sacrifice. Celui qui choisit un bélier à plus de 50 000 DA le fera en connaissance de cause, et celui qui opte pour un poids moindre paiera moins. C’est son droit le plus absolu », a-t-il affirmé sur ses réseaux sociaux.

Moutons importés : Des écarts de poids significatifs

S’exprimant sur la chaîne Echorouk News, le responsable a souligné que certains moutons pèsent entre 35 et 40 kg, tandis que d’autres ne dépassent pas les 20 à 25 kg. Dans ce contexte, un prix unique ou une tarification basée uniquement sur l’apparence visuelle s’avère insuffisant pour assurer l’équité.

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Il a rappelé que l’année dernière, plusieurs bêtes jugées trop chétives avaient été refusées par les acheteurs, avant d’être finalement redirigées vers les abattoirs pour être vendues comme viande de boucherie. Pour l’organisation, cet épisode justifie à lui seul une réorganisation plus rigoureuse de l’opération.

Aïd el-Adha : L’APOCE attend le feu vert du ministère des Affaires religieuses

Bien que cette mesure semble pragmatique, elle soulève des questions d’ordre théologique. L’APOCE a ainsi officiellement saisi le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs pour obtenir une fatwa confirmant la compatibilité de la vente au poids avec les rites du sacrifice.

Des alternatives en cas de refus : Si la vente au poids ne pouvait être mise en œuvre pour des raisons techniques ou religieuses, l’organisation propose d’autres pistes :

  • Le libre choix par ordre d’inscription : Permettre au citoyen de choisir sa bête selon ses préférences de taille et de budget.
  • Assouplissement organisationnel : Une révision de certains mécanismes, comme le système de la boucle d’oreille numérique, pour offrir plus de flexibilité aux acheteurs lors de la sélection.

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Au-delà de l’aspect commercial, Zebdi estime que l’importation de bétail a atteint son « objectif politique » : permettre à l’ensemble des Algériens d’accomplir le rite du sacrifice malgré l’inflation, tout en préservant le cheptel national et la richesse animale du pays.

L’objectif final reste de trouver une formule consensuelle qui allie transparence, respect des traditions et pouvoir d’achat.