Démantèlement d’un réseau de propagande terroriste : un ancien policier au cœur de l’affaire

Démantèlement d’un réseau de propagande terroriste : un ancien policier au cœur de l’affaire
Cour d’Alger

Un réseau de propagande terroriste opérant via des groupes fermés sur Facebook a été démantelé par les services de sécurité, mettant en cause plusieurs individus dont un ancien policier établi à l’étranger. Plusieurs suspects ont été arrêtés et seront prochainement jugés pour des faits liés à l’apologie du terrorisme et à l’usage des technologies numériques à des fins criminelles.

Selon le média « Ennahar », les investigations judiciaires ont permis de mettre au jour un réseau structuré de comptes actifs sur le réseau social Facebook, utilisés pour la diffusion d’idéologies extrémistes à caractère terroriste et djihadiste. Selon les éléments de l’enquête, ces comptes servaient à attirer et recruter de nouveaux adeptes au profit d’organisations terroristes opérant tant sur le territoire national qu’à l’étranger.

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Profil des individus impliqués

Les recherches menées par les services de police ont notamment révélé la création d’un groupe secret dédié à l’échange de contenus radicaux. Ce groupe était administré par un utilisateur agissant sous des pseudonymes. L’identification de ce dernier a conduit à un certain ancien policier radié des rangs pour son implication dans plusieurs affaires criminelles, dont vol et violences à l’arme blanche. L’individu réside actuellement en Suisse, après avoir quitté légalement le territoire national via le poste frontalier d’Oum Teboul vers la Tunisie.

Dans le cadre de cette affaire, quatre autres suspects ont été interpellés pour leur implication dans l’animation de ces comptes suspects. Ils utilisaient  des identités fictives et des numéros de téléphone enregistrés sous de fausses identités.

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Les chefs d’accusation retenus contre le principal accusé

Selon la même source, le principal mis en cause devrait comparaître devant la cour criminelle d’appel près la Cour d’Alger pour des chefs d’accusation lourds, notamment la reproduction et la diffusion volontaire de contenus faisant l’apologie d’actes terroristes, ainsi que la propagation d’idéologies d’organisations terroristes via les technologies de l’information et de la communication. Son procès est programmé pour le 12 mai prochain.

Utile à signaler que les prévenus ont été arrêtés par les services de sécurité militaire sur instruction du parquet de Bir Mourad Raïs. Lors des interrogatoires, certains d’entre eux ont nié toute implication. Toutefois, les éléments recueillis ont permis d’établir que plusieurs d’entre eux avaient été ajoutés de force à des groupes fermés par le principal accusé (l’ancien policier).

Cette affaire met en lumière les nouvelles stratégies numériques adoptées par les réseaux extrémistes pour contourner les dispositifs de surveillance et étendre leur influence.

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