Manoeuvres de la gendarmerie nationale a Oran

mardi 2 juin 2009 à 13:24
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Capture plein écran 02062009 141625.bmp.jpgLes manœuvres baptisées “Déferlante” auront permis de mettre en valeur deux facteurs majeurs dans la formation des gendarmes : la lutte antiterroriste et le crime organisé et le rétablissement de l’ordre public.

Selon le colonel Abderrahmane Ayoub, pas moins de “12 000 hommes sont quotidiennement engagés dans l’exécution de missions d’escorte de personnalités, de convois, de trains et autres. Ces hommes participent également aux opérations de lutte antiterroriste”. Comment déjouer un attentat terroriste contre des personnalités en visite officielle, notamment dans des reliefs sévères et forestiers ? Comment sécuriser l’itinéraire de délégations et parer aux barrages des émeutiers qui manifestent souvent leur mécontentement lors des déplacements des ministres, de walis, de personnalités politiques et autres commis de l’État ? Comment réduire une résistance isolée, surtout s’il s’agit d’un groupe armé décidé à nuire pour semer la terreur ? Comment libérer des otages pris par des manifestants dans des édifices publics ? Ces questions et tant d’autres ont fait l’objet, hier, de manœuvres préparées, pendant 14 jours au bivouac de Sassel, à Ouled Boudjemâa (daïra d’El-Amria), dans la wilaya de Aïn Témouchent, par le IIe Commandement régional (CR) de la gendarmerie d’Oran que dirige le colonel Menad. Supervisée par le colonel Abdaoui, divisionnaire chargé du maintien de l’ordre (DMO) au Commandement de la Gendarmerie nationale (CGN), cette grande opération, baptisée “Déferlante”, a vu la participation du commandant de groupement de la GN, le colonel Réda Abdelhamid Aïdaoui, du chef de bureau du maintien de l’ordre, le colonel Amar Azzi, le colonel Abderrahmane Ayoub, chargé de la communication au CGN, de tous les commandants de groupements d’intervention et de réserves (GIR) de l’Ouest, le commandant de secteur, le colonel Mericha, le chef de sûreté de wilaya de Aïn Témouchent, M. Mahmoudi, les officiers de la Façade maritime et l’escadrille régionale de Tafraoui (Oran), le wali et la P/APW de Aïn Témouchent. Ces manœuvres, qui ont duré près de 4 heures, se sont déroulées en trois étapes. Mobilisés depuis 6 heures du matin, quelque 900 gendarmes ont assuré un jalonnement de l’axe de la visite officielle d’une importante personnalité de l’État. Cette dernière, arrivée à Sassel, débutera son périple par un bain de foule et un accueil chaleureux d’une foule nombreuse de la population locale qui attendait, entre autres, des mesures et des décisions concrètes pour améliorer son cadre de vie. Bouclé, le secteur est d’abord passé au crible. Les forêts avoisinantes ont été infiltrées. Après une demi-heure de visite, ladite personnalité devait se diriger vers une autre destination. Mais les gendarmes avaient, entre-temps, reçu un renseignement précieux : un groupe terroriste composé de trois individus ont abandonné leur véhicule sur le RN96 pour préparer un attentat contre le hôte de Sassel. Mais, c’était compter sans l’intervention des éléments des sections de sécurité et d’intervention (SSI). Et ce sera l’étape la plus cruciale de la visite qui devait se dérouler dans la sérénité. Aguerris dans ce genre d’exercice, les éléments des SSI préparent la riposte. Agiles et tenaces, ils arrivent à toute allure sur les lieux. Les terroristes sont, désormais, pris en sandwich, leur demeure étant encerclée. Parallèlement, l’opération poursuivait son cours car la délégation devait dévier le parcours initial pour échapper à toute mauvaise surprise. Deux escadrons routiers, 115 véhicules, 6 camions et fourgons de transport, 4 unités de cynophiles, 6 groupes de GIR, sans compter les unités héliportées assuraient la sécurité du circuit. C’est que cette manœuvre se veut à la fois un test d’évaluation des unités d’intervention et un exercice concret des éléments formés pour assurer la sécurité et l’ordre public sous l’autorité administrative. L’opération était également un gage de la bonne formation de la ressource humaine, un axe prioritaire que privilège le patron de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteïla, notamment dans la lutte antiterroriste et le crime organisé, les SSI donnent l’assaut, avec en appoint des tirs nourris, et débusquent les trois criminels. Bilan : un terroriste capturé, un autre abattu et un troisième blessé. Les SSI n’obéissent qu’aux seuls facteurs temps et obligation des résultats. Une exhibition qui donnera lieu à tous les commentaires, notamment chez ceux qui n’ont jamais eu à assister à l’intervention des SSI. L’avant-dernière étape, aussi attendue que la seconde, sera aussi rude. Les gendarmes devront rétablir l’ordre sur la même RN96 fermée sur près de 500 mètres à la circulation par 400 manifestants qui veulent crier leur désarroi en recourant à l’émeute.
Les escadrons déployés réussiront la mission, certes, mais le pire est à venir ! Un P/APC et des fonctionnaires sont pris en otages à l’intérieur de la mairie. Le recours à une intervention musclée n’est pas à écarter dès qu’il s’agit d’une séquestration. Des gaz lacrymogènes et des récentes techniques de délivrance des otages ont été utilisées par des gendarmes décidés à mettre fin au cauchemar des personnes séquestrées pendant toute une matinée.

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