Après la première semaine du stage de préparation, Alain Geiger s’est fait une idée sur la forme de chacun de ses joueurs. Au niveau de l’axe central de la défense, et comme nous l’avons rapporté, l’ex-Sedanais Habib Bellaïd a gagné des galons, confirmant sa forme lors des entraînements. Idem pour Redouane Bachiri qui n’a fait que confirmer son statut de titulaire. Après le match livré face à la formation de Safi, le technicien suisse n’a pas tari d’éloges sur Bachiri et Bellaïd qui ont joué l’intégralité de la partie, puisque Bachiri n’a cédé sa place qu’à l’ultime minute du temps réglementaire à Mohamed Amine Aksas. A travers les matchs d’application et certains exercices, Geiger fait souvent jouer Bachiri et Bellaïd. C’est dire s’il comptera sur eux.
Aksas n’a pas encore dit son dernier mot
En dépit de cette situation, Aksas ne s’inquiète pas et semble confiant. Ce dernier saura convaincre Geiger, avant l’entame du championnat. Recruté au mercato hivernal et malgré le fait de ne pas figurer dans la liste des dix-huit, en raison de son manque de compétition, Aksas a réussi a détrôner Zeddam, avant de prendre la place de Djeghbala dans le onze rentrant lors des dernier matchs de championnat et de coupe d’Algérie. Il faut dire qu’Aksas est loin d’avoir dit son dernier mot et il saura faire changer d’avis à Geiger qui est connu pour être un adepte de la concurrence loyale. S’il fait actuellement confiance à Bachiri et Bellaïd, le technicien suisse apprécie beaucoup le tempérament d’Aksas qui a souvent fait valoir sa rage de vaincre sur le terrain, en se montrant comme un leader de groupe. Quant à Djeghbala, il ne veut en aucun cas entrer en polémique, lui qui compte réserver sa réponse sur le terrain.
Geiger a voulu l’associer à Bachiri face au Raja
Bien qu’il accorde l’avantage à la paire Bachiri-Bellaïd, le coach du Mouloudia a pensé beaucoup plus à associer Aksas à Bachiri face au Raja, pour pouvoir se faire une idée sur cette paire. En effet, et avant de prendre l’équipe en main, Geiger a supervisé pas moins de huit matchs du Mouloudia, notamment ceux de la fin de saison lorsque Bachiri et Aksas formaient un duo complémentaire
Aksas : «Je n’ai aucune raison de m’inquiéter»
«Il est évident que lors des matchs amicaux, le coach procède à des changements pour faire tourner l’effectif et connaître la valeur de chacun d’entre nous. Je n’ai aucune raison de m’inquiéter si je ne joue pas un ou deux matchs. Le plus important, c’est de bien se préparer. Personnellement, je m’attends à ce que la concurrence soit très rude en présence de bons joueurs au niveau de l’axe central», nous dira Aksas, confiant et serein.
Geiger insiste sur le jeu en bloc
Après chaque fin d’entraînement, Alain Geiger passe au match d’application dans une moitié de terrain. Le technicien suisse a insisté, une fois de plus, sur la nécessité de jouer à une touche de balle et sa transmission de bonne manière. Ce dernier ne manque pas d’intervenir à chaque fois que cela est nécessaire, en demandant à ses joueurs de faire preuve de concentration. Geiger ne manque pas de leur rappeler qu’il s’agit d’un exercice avant tout, pas d’une partie de plaisir. Toutefois, le point sur lequel Geiger a insisté plus, c’est le jeu en bloc, afin d’éviter de laisser des espaces.
Le Raja invite le MCA à rompre le jeûne ensemble
Vendredi dernier, les responsables du Raja de Casablanca, qui ont déjà mis à la disposition du MCA le bus du club, ont pris attache avec Kamel Kaci-Saïd pour mettre au point les derniers détails qui concernent le match que livreront les deux équipes. Par ailleurs, nous avons appris que la délégation du MCA a été invitée par les Rajaouis à rompre le jeûne à Casablanca, mais aussi au s’hour. Les Mouloudéens ont beaucoup apprécié l’hospitalité du Raja qui n’a ménagé aucun effort pour mettre le MCA dans de très bonnes conditions de travail.
Djeghbala : «J’ai déjà vécu pareille situation»
Après quelques jours de préparation, comment se présentent les choses pour vous ?
Jusqu’à présent, le stage se déroule dans de bonnes conditions. On est en train de poursuivre notre préparation, afin de bien s’armer, en prévision du championnat. Je pense que beaucoup de travail nous reste à faire, car presque un mois nous sépare de notre premier match à Béjaïa et on tâchera d’être prêts pour ce rendez-vous.
A travers le premier match amical disputé lors de ce stage (entretien réalisé avant le match du Raja), il semble que vous ne faites pas partie des plans du coach…
Il se pourrait que le coach veuille tester les nouveaux joueurs et apporter des changements dans les trois compartiments. La préparation est loin d’être finie et je pense que tout le monde aura sa chance. Ce n’est pas le fait de ne pas avoir joué le match contre Safi qui me découragera. Au contraire, je dois redoubler d’efforts pour gagner la confiance du coach.
Il semble bien que vous n’êtes pas inquiet de cette situation…
Je ne suis pas du tout inquiet, car je connais bien ma valeur. Aussi, il faut accepter les choix du coach ainsi que la concurrence. Même si je ne joue pas le prochain match, je prendrai les choses du bon côté et je me remettrai en cause, car seul le travail finit par payer. Je dois vous rappeler que j’ai déjà vécu pareille situation au MCA.
Voulez-vous être plus explicite ?
Lors de ma première saison au MCA, j’étais marginalisé par le coach et lorsqu’on me faisait jouer, c’était à différents postes en défense. C’est pour cette raison que je n’ai pu tenir la cadence. Toutefois la saison passée, et même si j’étais presque dans la même situation avant l’entame du championnat, j’ai réussi, après deux journées seulement, à m’imposer comme titulaire à part entière dans l’équipe. C’est pour cette raison que je ne m’inquiète pas.
Mais vous avez fini par perdre votre place de titulaire en fin de saison, non ?
Là aussi, c’était le choix de l’entraîneur, même si j’étais décidé à terminer le parcours en force. Toutefois, j’ai accepté sa décision de me mettre sur le banc et je veillerai à bien me préparer pour entamer le championnat en tant que titulaire. Je sais que la concurrence sera très rude avec la présence de Bachiri, Aksas et Bellaïd, mais cela ne m’a jamais fait peur. Au contraire, elle me pousse toujours à travailler. D’ailleurs, j’ai toujours fini par avoir le dernier mot.
