L’ancien ministre de l’Habitat, Abdelwahid Temmar, comparaîtra le 25 mai prochain devant le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed. Il est poursuivi dans une nouvelle affaire liée au blanchiment d’argent et de produits d’origine criminelle. Le magistrat devrait notamment entendre ses déclarations concernant son implication présumée dans l’établissement d’un document destiné à faciliter, de manière illégale, le voyage de son fils mineur vers l’Espagne.
Selon le média « Echourouk », le juge d’instruction près le même pôle avait ordonné le placement en détention provisoire de l’ancien ministre. Il fait face à de lourdes accusations, notamment le blanchiment d’argent en bande habituelle et l’exploitation des facilités offertes par son activité professionnelle dans le cadre d’une entreprise criminelle. Ces faits sont réprimés par l’article 389 bis de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.
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L’ancien responsable du secteur de l’Habitat entre 2017 et 2019 devra comparaître devant la première chambre du tribunal, présidée par le chef du pôle, pour répondre des chefs d’inculpation susmentionnés. Les poursuites portent principalement sur des faits de blanchiment d’argent, d’abus d’influence et d’exploitation de facilités professionnelles dans des activités suspectes.
Déroulement de l’affaire
Selon la même source, l’affaire trouve son origine dans la rédaction d’une autorisation parentale permettant à son fils mineur de se rendre en Espagne. L’épouse de l’ancien ministre s’était rendue chez un notaire pour signer le document, mais ce dernier s’est déplacé jusqu’à la prison de Koléa afin de finaliser la procédure. Ces éléments ont retenu l’attention des enquêteurs, notamment en raison de soupçons liés à la possession de biens immobiliers en Espagne par le mis en cause, destination présumée du voyage du mineur. Le procès du 25 mai devrait apporter davantage d’éclaircissements.
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Il convient de rappeler que cette affaire intervient quatre mois avant la fin de la peine infligée à Abdelwahid Temmar par la dixième chambre pénale près la cour d’Alger, décision confirmée par la Cour suprême. Il avait été condamné à trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars.
Cette précédente affaire remonte à sa période en tant que wali de Mostaganem, durant laquelle il avait été poursuivi pour l’octroi d’autorisations relatives à la réalisation de camps d’été sur des terrains forestiers, ainsi que pour abus de fonction, établissement de documents administratifs contenant des informations inexactes et fausse déclaration de patrimoine.
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