Sur les routes algériennes, les contrôles des véhicules de transport de marchandises s’orientent vers une évolution technique. Le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base et la Gendarmerie nationale travaillent sur un dispositif destiné à encadrer plus efficacement la vérification des charges des véhicules.
Le projet prévoit l’utilisation d’équipements dédiés lors des opérations de contrôle, avec une mise en application envisagée après l’adoption de la nouvelle loi sur la circulation routière.
Contrôle du poids des véhicules de marchandises : une convention en préparation pour encadrer les pratiques
Le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base prépare la signature d’une convention-cadre avec le ministère de la Défense nationale, représenté par le Commandement de la Gendarmerie nationale.
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Ce dispositif prévoit la mise à disposition d’équipements spécialisés au profit des unités de la gendarmerie, afin de faciliter la constatation des infractions liées aux charges des véhicules de transport de marchandises, notamment par essieu, ainsi que leur utilisation et leur maintenance.
Selon un communiqué officiel, le projet encadre plusieurs volets opérationnels, notamment :
- Les modalités de fourniture des équipements
- Les mécanismes de distribution sur le territoire
- Les conditions de mise en service
- Les règles d’utilisation pour constater les infractions
- Les procédures de maintenance périodique
Ce cadre vise à structurer un contrôle plus homogène et mieux organisé à l’échelle nationale.
Une réponse ciblée au phénomène de surcharge des véhicules de marchandises
Ce projet intervient dans un contexte marqué par la persistance du phénomène de surcharge. Le dépassement du poids autorisé constitue un problème récurrent, avec des conséquences directes sur plusieurs plans.
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Le ministère souligne notamment que ces infractions ont un impact négatif sur :
- La sécurité des usagers de la route
- La durabilité du réseau routier et autoroutier
- Les coûts d’entretien des infrastructures
En renforçant les capacités de contrôle de la Gendarmerie nationale, les autorités entendent réduire significativement ces pratiques.
Une mise en œuvre conditionnée par la nouvelle loi sur la circulation routière
L’entrée en vigueur de cette convention reste liée à la promulgation de la nouvelle loi sur la circulation routière. Ce cadre juridique doit permettre d’encadrer l’utilisation des nouveaux équipements et de renforcer l’arsenal réglementaire en matière de contrôle routier.
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Le projet a déjà été examiné lors d’une réunion de coordination présidée par le secrétaire général du ministère, Ali Boulerbah. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs concernés, notamment :
- Des cadres centraux du ministère
- Des représentants de la Gendarmerie nationale
- Le directeur général de l’Algérienne des Autoroutes (ADA)
- Des directeurs des travaux publics de différentes wilayas
Cette concertation vise à assurer une mise en œuvre cohérente et opérationnelle sur l’ensemble du territoire.
Enfin, avec ce dispositif, les autorités cherchent à passer d’un contrôle ponctuel à une surveillance plus structurée et continue du poids des véhicules de marchandises.
