Le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a examiné une affaire de corruption impliquant 21 accusés, dont des fonctionnaires du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, ainsi que des opérateurs économiques. Le procureur de la République a requis des peines de prison allant de quatre à dix ans, selon le degré d’implication de chacun.
Le procureur a ordonné le placement de 12 accusés en détention provisoire, parmi lesquels cinq femmes et plusieurs employés du ministère. En revanche, les autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Le parquet a requis quatre ans de prison ferme et une amende de 200 000 dinars contre plusieurs prévenus poursuivis pour trafic d’influence.
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Principaux éléments de l’accusation et défense des impliqués
La principale accusée, une secrétaire détachée au cabinet du ministère, se trouve au cœur du dossier. Le ministère public a requis à son encontre une peine de sept ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars. D’autres accusés, dont des fonctionnaires, encourent cinq ans de prison pour abus de fonction et exploitation de leur influence. Et ce, conformément à la législation en vigueur en matière de lutte contre la corruption.
L’enquête a révélé un système organisé de favoritisme et de facilitation illégale au profit de certains opérateurs économiques. Selon les éléments du dossier, la principale accusée utilisait l’application WhatsApp pour communiquer avec des collègues et des hommes d’affaires, afin d’accélérer le traitement de dossiers en échange de contreparties financières. Les montants évoqués dans les échanges varient entre 100 000 et 250 000 dinars.
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Impact de l’affaire et initiatives de remédiation
Les investigations ont mis en évidence l’existence d’un réseau informel fonctionnant en parallèle des procédures administratives officielles. Des messages, conversations vocales et captures d’écran retrouvés dans le téléphone de la principale accusée attesteraient de pratiques visant à accorder un traitement préférentiel à certains importateurs, notamment à travers la manipulation de tableaux d’évaluation des dossiers.
Malgré ces éléments, la plupart des accusés ont nié les faits qui leur sont reprochés. Toutefois, le président de l’audience a confronté certains d’entre eux à des preuves techniques jugées accablantes. Il s’agit notamment des échanges explicites faisant référence à des arrangements financiers.
Le ministère du Commerce extérieur s’est constitué partie civile dans cette affaire. Il a réclamé une indemnisation de 10 millions de dinars pour le préjudice subi. Son représentant a dénoncé des pratiques portant atteinte à l’image de l’institution et à l’égalité entre les opérateurs économiques.
Utile à rappeler que l’affaire a été déclenchée en septembre 2025 à la suite d’un signalement adressé à la gendarmerie nationale, qui a permis de récupérer le téléphone de la principale suspecte. L’exploitation de cet appareil a fourni des preuves matérielles déterminantes, conduisant à l’ouverture de poursuites judiciaires.
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