A propos du conflit Echourouk-El Watan…

samedi 26 décembre 2009 à 13:20
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el-watan-el-chourok.jpgconflits

Fratricide répugnant

Echourouk et El Watan se font la guerre. Le feu est parti, en apparence, d’une mauvaise gestion de la communication de l’équipe nationale de football, dont Echourouk est sponsor. El Watan a commencé par dénoncer l’exclusivité accordée par Saâdane au quotidien arabophone, qui a mis le reste de la presse nationale en position de relayeur d’informations périmées.

Dans l’absolu, la colère d’El Watan est légitime. Mais dans les faits, Echourouk est lié par un contrat avec la FAF qui lui accorde ce genre de primauté. L’accord est discutable mais Echourouk n’y est pour rien, il faut l’avouer. Par la suite, la situation a dégénéré. Et risque de s’envenimer encore plus, parce que les récupérateurs de déchets l’exploitent déjà et jouent sur la corde de la rivalité arabophone-francophone en Algérie.

Disons les choses telles qu’elles sont: on peut ne pas aimer le quotidien Echourouk pour plusieurs raisons, on peut lui en vouloir ou le critiquer, mais le fait est que, dans cette affaire, c’est El Watan qui a lancé les hostilités, commettant au passage des erreurs monumentales qui vont aux antipodes de l’éthique journalistique.

Oui, El Watan est un grand journal si ce n’est le meilleur quotidien francophone en Algérie. Mais dans son duel avec Echourouk, il sort tout petit et amoindri par son manque de crédibilité. Il ne s’agit pas là de prendre la défense d’Echourouk, car on sait tous qu’il a bénéficié- et bénéficie encore- des faveurs du système pour s’imposer et concurrencer les autres gros calibres de la presse nationale. Ceci nous donne-t-il droit au chauvinisme et au dénigrement? Non! De plus, quel journal peut dire qu’il n’a jamais bénéficié de favoritisme à une époque donnée?

Pis encore, El Watan s’est étrangement engouffré en relayant une information qui circulait déjà sur le net bien avant sa publication. Nous-mêmes, à «www.algerie-focus.com» avions eu écho de cette éventuelle dette d’Echourouk envers les imprimeries publiques, une semaine avant l’éclatement de l’affaire, mais l’information était tout bêtement impossible à confirmer ou à infirmer. Dans ce genre de situation, vaut mieux s’abstenir, car quoi qu’il en soit, il s’agit d’un confrère. Et si on veut l’attaquer, il faut le faire dans les règles de l’art. El Watan ne l’a pas fait et toute l’armada du système s’est empressée à le prouver.

La surenchère a suivi après pour isoler ce journal qui reste l’un des rares qui peut se targuer d’être indépendant. El Watan peut être plus grand que ça.

Hicham A.

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