Le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida a condamné, ce lundi, trois accusés en détention, âgés de 30 à 41 ans et déjà connus des services de justice, à cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars. Ils étaient poursuivis dans une affaire de terrorisme en lien avec l’organisation séparatiste dite « MAK ».
Les condamnés ont été reconnus coupables de leur implication dans un projet criminel jugé particulièrement dangereux. Selon les éléments du dossier, ils projetaient de mener une action à Alger le 1er novembre 2024, à l’occasion du 70e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.
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Les investigations ont révélé que les trois mis en cause avaient conclu un accord pour l’acquisition d’un important lot d’armes et de munitions depuis la zone frontalière de Debdeb, en coordination avec un ressortissant libyen connu sous le nom de « Behjat ». La transaction portait sur 104 fusils, dont des kalachnikovs, un pistolet équipé d’un silencieux, ainsi que trois tenues officielles de la Gendarmerie nationale.
Enquête et arrestations
Les débats ont également mis en lumière que deux des accusés avaient scellé cet accord peu après leur sortie de la prison de Koléa en 2024. Ils s’étaient rencontrés à Kouba puis à Ouled Haddadj, dans la wilaya de Boumerdes, afin de finaliser les modalités de l’opération.
L’enquête a débuté à la suite d’un signalement transmis le 31 octobre 2024 aux services de sécurité d’Alger. Le dénonciateur a affirmé avoir été approché par un intermédiaire lui proposant des tenues officielles de gendarmerie et une arme à feu munie d’un silencieux, dans le but de préparer une action criminelle.
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Les investigations approfondies ont permis l’arrestation du premier suspect le 3 novembre 2024. L’analyse de son téléphone portable a révélé des éléments accablants, notamment des images d’installations sécuritaires, des photographies d’armes et des échanges via l’application WhatsApp détaillant les modalités d’approvisionnement en armement.
Confession des accusés et conclusion
Les aveux partiels du principal accusé ont confirmé ses liens avec son complice, rencontré en prison dans une affaire similaire liée au terrorisme. Tous deux ont reconnu avoir repris contact après leur libération et discuté de plusieurs projets, dont l’acquisition d’équipements et l’exploitation d’un détecteur de métaux pour localiser des fonds supposément enfouis.
Enfin, un troisième suspect a été arrêté au centre d’Alger, à bord de son véhicule, alors qu’il attendait l’un de ses complices. L’expertise technique a établi l’existence de liens étroits entre les trois individus, ainsi que leurs déplacements fréquents à travers plusieurs wilayas du pays, notamment dans le sud, dans le cadre de leurs activités criminelles.
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