Réforme du système éducatif en Algérie : Le ministre Saâdaoui apporte des précisions

Réforme du système éducatif en Algérie : Le ministre Saâdaoui apporte des précisions
Système éducatif en Algérie

La question d’une refonte des programmes et du système éducatif actuel en Algérie est officiellement à l’étude. C’est ce qu’a confirmé le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, précisant que le dossier est actuellement sur la table de la Direction générale de l’enseignement.

En marge du coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat (session juin 2026), le premier responsable du secteur a apporté des clarifications majeures sur les orientations futures de l’école algérienne.

Système éducatif algérien : Une ouverture aux réformes, mais sans précipitation

Le ministre a d’abord dressé un état des lieux des différents modèles pédagogiques à travers le monde, rappelant que certains pays font le choix de se focaliser uniquement sur les matières fondamentales, tandis que d’autres s’appuient sur le système des coefficients.

Toutefois, Mohamed Seghir Saâdaoui a tenu à défendre le bilan du modèle algérien : « Grâce au programme et au système actuellement en vigueur, l’Algérie a atteint un niveau fort respectable, reconnu y compris par les instances internationales. »

Pour le ministre, il n’est donc pas question de faire table rase du passé au risque de compromettre les standards qualitatifs atteints par le pays. « C’est pourquoi il n’est pas facile de renoncer à ce rang en adoptant un autre programme », a-t-il averti.

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Le ministre a néanmoins conclu que cette quête de stabilité « n’empêche en rien d’introduire les améliorations et les ajustements nécessaires au programme actuel », ouvrant ainsi la voie à une modernisation progressive plutôt qu’à une rupture brutale.

BAC : Tizi Ouzou, modèle de réussite et symbole d’émulation

C’est depuis la wilaya de Tizi Ouzou que le ministre a choisi de donner le coup d’envoi de cet examen crucial. Un choix loin d’être fortuit. Sur place, Mohamed Seghir Saadaoui a rendu un vibrant hommage à cette région qui « trône au sommet des résultats nationaux depuis plusieurs années ».

Selon lui, ces performances exceptionnelles sont le fruit direct des efforts consentis au sein des établissements scolaires. Afin de capitaliser sur ce succès, le ministre a lancé un appel à la corporation :

« J’invite la famille éducative à organiser des sessions de jumelage entre les différentes wilayas, dans le but d’échanger les expertises et de partager ces expériences réussies. »

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En choisissant Tizi Ouzou pour lancer le baccalauréat 2026, le ministère de l’Éducation nationale a voulu envoyer un message fort et motivant à l’ensemble des directions de l’éducation du pays, les incitant à mobiliser toutes les énergies nécessaires pour hisser le niveau global et réaliser de meilleurs résultats à l’avenir.