« Ni un élément esthétique, ni un moyen de distinction » ! La Gendarmerie nationale a fermement rappelé que la plaque d’immatriculation constitue l’identité légale exclusive du véhicule et ne saurait être assimilée à un accessoire de mode.
Les services de la Gendarmerie nationale ont tenu à clarifier la fonction première de la plaque d’immatriculation, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un « document d’identification légal du véhicule soumis à des normes strictes », et en aucun cas d’un objet d’ornement ou de fantaisie permettant aux conducteurs de se démarquer.
Cette mise en garde, diffusée via un communiqué officiel sur la page Facebook officielle « Tariki », intervient suite à un constat alarmant. En effet, une tendance récente s’est propagée chez certains automobilistes qui modifient délibérément les couleurs et les formats réglementaires de leurs plaques.
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Parmi les infractions les plus courantes, le groupement de sécurité routière pointe du doigt l’utilisation de la couleur rose, l’usage de polices d’écriture illisibles ou encore la réduction disproportionnée de la taille des caractères.
Gendarmerie nationale : Le phénomène de la « plaque rose » dans le viseur
Le communiqué insiste particulièrement sur le respect de la couleur réglementaire, faisant explicitement référence à l’émergence de plaques algériennes teintées de rose. Cette pratique s’avère être une imitation des plaques provisoires apposées sur les véhicules neufs importés de France, que les propriétaires conservent indûment durant la période de transition avant l’attribution et la fixation de leur immatriculation algérienne définitive.
Au-delà de la couleur, les forces de sécurité rappellent que les dimensions (qu’il s’agisse d’un élargissement ou d’un rétrécissement par rapport au gabarit standard) sont rigoureusement encadrées par la loi et ne tolèrent aucune manipulation.
Modifier la typographie au profit de polices artistiques ou stylisées est également proscrit, car cela entrave gravement la lecture et le bon fonctionnement des systèmes de contrôle automatisés (radars). Les règles relatives aux modes de fixation ont elles aussi été réitérées.
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Ce que dit la loi : Les autorités préviennent que toute altération, modification ou non-conformité de ces éléments réglementaires constitue une infraction routière caractérisée. Celle-ci est sévèrement sanctionnée conformément aux dispositions de l’article 66/B4 de la loi n° 01-14, modifiée et complétée, relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routière.
