“Le conflit doit prendre fin” : Washington compte sur Alger

“Le conflit doit prendre fin” : Washington compte sur Alger
Compte X de Massad Boulos

Le conseiller principal du président des États-Unis, Massad Boulos, a exprimé la profonde reconnaissance de Washington envers les efforts diplomatiques « vitaux et continus » de l’Algérie pour la paix régionale. En outre, cette déclaration intervient dans un contexte de médiation active menée par l’émissaire américain. Il s’agit d’une tentative pour clore un conflit qui dure depuis un demi-siècle.

Lors d’une rencontre de haut niveau réunissant l’ambassadeur de l’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, et le chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Alger, Marc Shapiro, le conseiller Massad Boulos a souligné l’engagement constructif de l’Algérie. Il a notamment salué les efforts d’Alger pour parvenir à une solution acceptable par toutes les parties au conflit du Sahara occidental. De plus, l’Algérie mène ces efforts conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Sur son compte « X », ce conseiller influent, chargé des affaires arabes et africaines, a été direct :

« Il est temps de parvenir à un règlement pour ce conflit » qui dure depuis près de cinquante ans.

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Coopération sécuritaire et économique

La rencontre a également permis de revenir sur la récente visite en Algérie du sous-secrétaire d’État américain et du commandant de l’AFRICOM, le général Anderson. Par ailleurs, cette visite, qualifiée de « succès total » par M. Boulos, témoigne du niveau de coordination avancée entre les deux pays. Cette coopération est forte en matière de sécurité transfrontalière et de lutte contre les menaces régionales.

Au-delà de la dimension diplomatique, la relation algéro-américaine témoigne d’une santé économique robuste, illustrée par la présence active de plus de 120 entreprises étasuniennes sur le territoire algérien. Par conséquent, Washington affiche une volonté claire d’élargir ses perspectives d’investissement. Cela dépasse le secteur traditionnel de l’énergie.De plus, cela s’étend aux domaines prioritaires de l’économie nationale. Aujourd’hui, les deux pays réaffirment ce partenariat renforcé, qui associe étroitement la coopération économique et les impératifs sécuritaires. Il s’agit d’un pilier fondamental de la stabilité régionale.

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Position ouverte au dialogue

Massad Boulos, gendre du président américain et figure clé de l’administration depuis la réélection de Donald Trump il y a deux ans, porte une vision nuancée du dossier sahraoui. Il a précisé que la position américaine n’était pas « verrouillée ». D’autre part, il a affirmé qu’elle laissait « la porte ouverte au dialogue pour parvenir à une solution qui satisfasse les deux parties » (le Maroc et le Front Polisario), l’Algérie et la Mauritanie participant en tant qu’observateurs.

L’Algérie réaffirme sa pleine disponibilité à soutenir toute initiative de médiation, tout en la soumettant au strict respect des principes cardinaux énoncés par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf.

Cette position exige que toute démarche s’inscrive impérativement sous l’égide des Nations Unies. De plus, elle doit se conformer au droit international pour garantir une solution juste, durable et définitive. C’est ce que stipule la résolution 2797.

Enfin, Alger rappelle avec fermeté que le dossier du Sahara occidental n’est nullement clos. Celui-ci demeurant une question de décolonisation inscrite prioritairement à l’ordre du jour de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU.

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