Face à la hausse soudaine des prix des produits agricoles sur le marché national, l’organisation « Himayatec » prône le réalisme. Contrairement aux appels citoyens circulant sur les réseaux sociaux, l’association estime que le boycott n’est pas une solution viable pour réguler le marché.
En effet, le marché national des fruits et légumes traverse une zone de turbulences. Ces derniers jours, une envolée brutale des prix a provoqué une vague d’indignation chez les citoyens.
Sur les réseaux sociaux, la colère s’est transformée en action : de nombreux internautes appellent désormais au boycott pur et simple des produits agricoles, espérant ainsi forcer une baisse des tarifs et rétablir l’équilibre de l’offre et de la demande.
Le boycott : une fausse bonne idée ?
Pourtant, ce mouvement de contestation ne fait pas l’unanimité chez les défenseurs des consommateurs. Dans un communiqué officiel, l’Organisation algérienne de défense du consommateur « Himayatec» a clairement affiché son opposition à ces appels au boycott.
Selon l’organisation, les produits agricoles constituent des denrées de première nécessité dont le citoyen ne peut se passer au quotidien. Par conséquent, le boycott ne représente pas, à ses yeux, une solution pragmatique pour traiter le problème de fond.
Pour « Himayatec », cette instabilité est avant tout conjoncturelle. L’organisation explique que les hausses enregistrées sont temporaires et liées à une phase de transition dans la production, ce qui justifie les fluctuations actuelles.
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Tout en réitérant son engagement à défendre le pouvoir d’achat, l’association privilégie la proposition de solutions réalistes pour stabiliser le marché sur le long terme.
Flambée des prix des légumes : L’UGCA rassure sur un retour à la normale
De son côté, l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA) a tenu à apporter des précisions ce vendredi. Dans une note explicative destinée à l’opinion publique, l’Union souligne que cette hausse — qualifiée de « limitée » — concerne principalement certains produits comme la tomate, la carotte et l’ail.
L’UGCAA impute cette situation à trois facteurs majeurs :
- Les conditions climatiques ;
- Les cycles naturels de production ;
- Une baisse momentanée de l’offre face à la demande.
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« Ces variations restent naturelles et temporaires ; elles s’observent sur tous les marchés, y compris à l’international », affirme l’Union, tout en précisant que l’état global de l’approvisionnement reste « normal et stable ».
L’organisation professionnelle se veut optimiste pour les jours à venir : l’amélioration des conditions météorologiques et l’arrivée imminente de nouvelles récoltes sur le marché devraient, selon elle, fluidifier l’approvisionnement et ramener les prix à des niveaux plus équilibrés.
