La viande inaccessible pour les petites bourses
L’hiver rigoureux a déstabilisé la gestion des stocks pour la période de soudure.
La pomme de terre, les viandes blanche et rouge, la facture alimentaire… autant de thèmes qui ont été abordés hier matin par le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa qui était l’invité de la radio Chaîne II.
Concernant la production de pomme de terre, qui a presque doublé, M Benaïssa a expliqué que cette année un froid trop dur a contraint la mise sur le marché de tous nos stocks prévus pour plus tard. La récolte a été retardée par la même cause. Il y avait eu un creux (de production) suivi par une tension au mois de mars dernier.
Ensuite on a eu une très bonne production en mai et juin et au début juillet on a constitué des stocks conséquents.
En juillet, les fortes chaleurs, le manque de main d’oeuvre et le Ramadhan, ont freiné le rythme de plantation avant de ne reprendre qu’après l’Aïd. Le premier responsable du Madr n’a pas manqué non plus d’évoquer le prix de la volaille et la suppression de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée). Il a expliqué que la sécheresse que les USA et la Russie ont connue, a entraîné une hausse des prix du maïs et du soja sur le marché mondial. Cela risquait de détruire la filière avicole et menacer 35.000 aviculteurs, 100.000 emplois directs, et presque 350.000 emplois indirects, qui dépendent de cette filière.
Après des consultations avec les professionnels de l’aviculture il a été décidé de supprimer, pour 11 mois (1er septembre 2012 au 1er août 2013), les droits de douane et la TVA non seulement sur la matière première importée mais également les aliments, le poulet de chair et les oeufs. Concernant le prix des viandes rouges, l’invité de la Chaîne II a indiqué que la viande congelée importée par des privés et par un opérateur public démarre à 450 DA/Kg. «Nous avons, a-t-il dit, apporté des solutions à des questions qui étaient pendantes depuis longtemps, à l’exemple de la question du foncier agricole. Aujourd’hui, la relation entre les agriculteurs, éleveurs et la terre est codifiée.
Les dispositions réglementaires sont en place. L’investisseur est sécurisé et il y a les nouveaux crédits sans intérêts qui ont été mis en place et la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage.
S’agissant des importations, il faut savoir que l’Algérie produit 70% de ses besoins et importe 30%. Nous essayons de répondre à la demande qui ne cesse d’augmenter. Nous tentons de suivre ce rythme et de réduire ces 30% qui restent. Il y a certaines filières où nous couvrons à 100%, d’autres à 90%…»
