Vingt-huit personnes ont comparu devant le juge d’instruction de la septième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, dans la nuit de mercredi à jeudi. Au terme de l’audience, 19 d’entre elles ont été placées en détention provisoire, tandis que 9 autres ont été soumises à un contrôle judiciaire. Toutes sont soupçonnées d’avoir participé à des actes de falsification et d’atteinte à la sincérité des élections législatives, a-t-on appris du média Echourouk.
C’est la brigade de recherche et d’intervention (BRI), rattachée à la sûreté nationale, qui a présenté les mis en cause devant le parquet dès le mercredi. Après un premier examen par le procureur de la République, le dossier a été transmis au juge d’instruction compétent pour l’ouverture d’une information judiciaire.
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Les investigations ont conduit à l’identification de 28 individus dont les profils restent, pour l’heure, non divulgués par les autorités. La nature précise des actes de falsification incriminés n’a pas été détaillée dans le communiqué officiel, mais les chefs d’inculpation retenus visent directement l’intégrité du processus électoral. Une atteinte que la justice algérienne traite désormais avec la même rigueur que les infractions économiques et financières.
La falsification de documents, un fléau que la justice algérienne combat sur plusieurs fronts
Cette affaire s’inscrit dans un contexte judiciaire marqué par une multiplication des poursuites liées à la contrefaçon et à l’usage de faux. En février 2026, c’est un réseau de deux individus spécialisés dans la falsification de sceaux de l’État et de documents administratifs officiels qui avait été démantelé par la police judiciaire de Bouchaoui. Des affaires distinctes, mais qui révèlent une tendance commune : le recours croissant à la contrefaçon pour contourner les institutions de l’État.
Deux mois après, en avril 2026, le tribunal de Sidi M’hamed avait déjà ordonné la détention provisoire d’un réseau de onze faussaires spécialisés dans la fabrication de faux passeports biométriques et de certificats de nationalité au profit de ressortissants étrangers en situation irrégulière.
Par ailleurs, la lutte contre la criminalité financière organisée à Alger s’est également intensifiée ces derniers mois, avec le démantèlement de réseaux de transfert illicite de devises via cryptomonnaies, preuve que le pôle pénal de Sidi M’hamed est sollicité sur des fronts de plus en plus variés.
L’instruction judiciaire est désormais ouverte. Les 19 personnes écrouées resteront en détention le temps que le juge d’instruction rassemble l’ensemble des preuves nécessaires à la manifestation de la vérité. Pour les 9 placés sous contrôle judiciaire, leur sort définitif dépendra de l’évolution du dossier.
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