Ce pays arabe négocie avec l’Algérie l’importation de 6 millions de barils de pétrole

Ce pays arabe négocie avec l’Algérie l’importation de 6 millions de barils de pétrole
Pétrole algérien

Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales étudie l’importation de 6 millions de barils de pétrole brut auprès de la compagnie algérienne Sonatrach. Une stratégie qui vise à diversifier les approvisionnements face à une demande électrique estivale en pleine explosion.

Dans une démarche stratégique visant à consolider sa sécurité énergétique, l’Égypte s’apprête à se tourner vers l’Algérie.

Selon une source responsable confiée à Al-Arabiya Business, le gouvernement égyptien envisage l’importation de 6 millions de barils de brut, à raison de 2 millions de barils par mois, et ce, dès le mois de juillet prochain.

Pourquoi l’Égypte a besoin du brut algérien pour ses raffineries ?

Ce flux, représentant une moyenne de 65 000 à 70 000 barils par jour, est jugé crucial pour faire tourner les raffineries égyptiennes à plein régime durant la période estivale. Cette saison est traditionnellement marquée par un pic de consommation de carburant, alimenté par les besoins croissants des centrales électriques.

Actuellement, la production nationale égyptienne stagne entre 510 000 et 525 000 barils par jour, tandis que les capacités de raffinage du pays exigent entre 700 000 et 750 000 barils.

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Pour combler ce déficit, l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC) doit importer environ 5 millions de barils mensuels, soit un tiers des besoins du marché local.

Proximité et facilités de paiement : les deux atouts du brut algérien

Au-delà de la sécurisation des volumes, le choix de l’Algérie repose sur deux piliers majeurs :

  • L’avantage logistique : Le brut algérien bénéficie d’une proximité géographique qui réduit considérablement les coûts de transport et les délais de livraison par rapport aux marchés plus lointains.
  • Des facilités de paiement : Le Caire négocierait des délais de paiement pouvant aller jusqu’à 6 mois, s’inscrivant dans le cadre des accords de coopération régionale.

Sécurité et expansion : l’Égypte s’affirme comme futur hub énergétique

Cette intensification des échanges avec Sonatrach s’inscrit dans la volonté de l’Égypte de s’imposer comme un centre régional de négoce d’énergie. Les extensions récentes, à l’image de la raffinerie Midur — qui a traité plus de 49 millions de barils en 2025 — exigent un flux constant de matière première.

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Alors que le marché mondial de l’énergie reste suspendu aux tensions géopolitiques et aux risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement, le rapprochement entre Le Caire et Alger offre à l’Égypte une « marge de manœuvre cruciale » pour gérer sa facture d’importation et diversifier ses partenaires historiques (Arabie Saoudite, Koweït, Irak et Émirats Arabes Unis).

Le partenariat envisagé pourrait également s’étendre, à terme, aux domaines du stockage stratégique, du marketing et des investissements conjoints dans le secteur des hydrocarbures.