Dans le cadre de la sécurisation du baccalauréat 2026, les autorités algériennes déploient un dispositif technologique et juridique sans précédent. L’objectif est de neutraliser les tentatives de fraude et préserver la crédibilité du diplôme face aux nouvelles menaces cybernétiques.
Un représentant de l’Organisme national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication (Gendarmerie nationale), a révélé qu’il a été officiellement décidé d’ouvrir des canaux de communication directs avec les géants des réseaux sociaux, à l’instar de Facebook et TikTok.
Cette démarche stratégique vise à activer des mécanismes de veille et de signalement immédiat pour bloquer les pages et les sites perturbateurs ou de désinformation ciblant les examens.
Cette nouvelle batterie de mesures accompagnera le déroulement de la session de cette année, selon le responsable, qui s’exprimait lors d’une journée d’information organisée aujourd’hui au niveau de la Cour d’Alger.
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En parallèle, des cellules sectorielles ont été installées au sein de l’Organisme national et des structures de la cellule de veille et de riposte pour assurer une surveillance continue du cyberespace. De plus, des cellules dédiées ont été implantées chez les opérateurs de téléphonie et internet afin de garantir la réactivité technique et d’identifier en un temps record les suspects sous le coup de réquisitions de sécurité.
BAC 2026 : L’intelligence artificielle dans le viseur
Lors d’une intervention intitulée « Les dispositions procédurales pour lutter contre les infractions portant atteinte à la probité des examens : entre phase d’enquête et poursuite judiciaire, conformément à la loi 20-06 », le représentant de la Gendarmerie nationale a souligné que la protection du système éducatif et la garantie de l’égalité des chances entre les candidats constituent désormais un enjeu national majeur.
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Cet enjeu est d’autant plus crucial face à l’évolution fulgurante des technologies, qui a favorisé l’émergence d’une cybercriminalité ciblant les examens officiels. Cela se manifeste notamment par la diffusion de sujets sur les messageries instantanées et l’usage frauduleux d’outils d’intelligence artificielle pour résoudre les épreuves.
Le cadre législatif algérien, à travers la loi 20-06, offre désormais une panoplie d’outils juridiques rigoureux et adaptés à la nature technique de ces délits, permettant d’assister efficacement les autorités judiciaires et la police judiciaire dans leurs investigations.
