Le président de la France, Emmanuel Macron, plaide pour une reprise de dialogue entre l’Algérie et la France, suite notamment à la récente visite de la ministre déléguée française auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Alice Rufo.
En visite officielle au Kenya, le chef de l’État français a exprimé, dans une conférence de presse, son souhait de voir cette initiative ouvrir la voie à une reprise du dialogue entre Alger et Paris. Lors d’une conférence de presse, il a reconnu que certaines « postures de politique intérieure » avaient « causé beaucoup de tort » aux relations franco-algériennes, une déclaration qui sonne comme une volonté d’apaisement.
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Macron a, en outre, insisté sur la nécessité de reconstruire une relation « apaisée, constructive et respectueuse des deux côtés ». Un message qui s’inscrit dans une dynamique de rééquilibrage des relations bilatérales, fondée sur le respect mutuel et la prise en compte des intérêts communs.
Alice Rufo en visite à Alger : premier pas vers l’apaisement des tensions
La visite officielle à Alger de la ministre déléguée française auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Alice Rufo, marque une nouvelle tentative de relance du dialogue entre la France et l’Algérie, dans un contexte bilatéral marqué ces derniers mois par des tensions et des incompréhensions. Cette rencontre de haut niveau, tenue samedi, s’est déroulée en présence du ministre d’État Brahim Merad, le chef de la diplomatie Ahmed Attaf et le conseiller diplomatique Amar Abba.
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Selon la presse française, les échanges entre les deux parties ont duré près de deux heures et ont permis d’aborder plusieurs dossiers sensibles. À l’issue de la rencontre, Alice Rufo a évoqué des discussions portant sur des « pistes pour que les mois qui viennent soient des mois utiles aux intérêts des deux pays ». Parmi les priorités évoquées figure la coopération en matière de sécurité et de défense, que la responsable française a qualifiée de « très importante dans le contexte en Afrique mais aussi au-delà ». Un signal clair de la volonté de Paris de renforcer ses partenariats stratégiques avec Alger dans une région marquée par de multiples défis sécuritaires.
La question migratoire a également occupé une place centrale dans les discussions. La ministre française s’est dite satisfaite de la reprise de la coopération dans ce domaine, affirmant que la France souhaite désormais « intensifier les moyens » mis en œuvre.
Par ailleurs, la coopération judiciaire n’a pas été en reste. La lutte contre le narcotrafic, en particulier, a été identifiée comme un enjeu commun majeur. Alice Rufo a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un sujet « important pour les autorités algériennes mais aussi pour nous », soulignant ainsi la convergence des préoccupations sécuritaires entre les deux capitales.
Ainsi, la visite d’Alice Rufo à Alger pourrait constituer un premier pas vers un réchauffement progressif des relations entre les deux pays, à condition que les engagements évoqués se traduisent concrètement dans les mois à venir.
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