Une nouvelle cargaison de moutons destinés à l’Aïd el-Adha est arrivée ce samedi matin au port de Skikda. Le navire TULIP BEIRUT, en provenance de Roumanie, a accosté au quai n°04 avec à son bord 13 300 têtes de bétail, importées afin d’approvisionner le marché national à l’approche de la fête religieuse.
Cette opération illustre concrètement la volonté des autorités publiques de garantir la disponibilité des moutons et de répondre à la demande des citoyens à travers toutes les régions du pays.
Pour assurer le bon déroulement du déchargement, les responsables du port ont mobilisé d’importants moyens humains et logistiques, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur et aux directives du Groupe des services portuaires. Ces derniers ont veillé à mettre en place toutes les dispositions organisationnelles nécessaires pour faciliter l’importation et la distribution des animaux dans les meilleures conditions.
Ainsi, l’objectif est de garantir le traitement rapide du navire et le transfert des moutons vers les points d’accueil prévus, afin d’éviter tout retard susceptible d’affecter l’approvisionnement du marché national avant la fête.
Une stratégie nationale pour stabiliser l’offre et les prix
Ces importations s’inscrivent dans une stratégie nationale décidée au plus haut niveau de l’État, visant à anticiper la forte pression qui s’exerce chaque année sur le marché des moutons à l’approche de l’Aïd el-Adha.
Le président de la République a ainsi ordonné l’importation d’un total d’un million de têtes de bétail à l’échelle nationale, un chiffre qui témoigne de l’ampleur des efforts consentis pour répondre aux besoins des familles algériennes.
L’enjeu est double : assurer un approvisionnement suffisant sur l’ensemble du territoire, y compris dans les régions éloignées, et contribuer à la stabilité des prix sur un marché traditionnellement soumis à de fortes tensions spéculatives en période de fête.
En augmentant significativement l’offre disponible, les autorités cherchent à éviter les hausses excessives qui pèsent sur le pouvoir d’achat des citoyens, tout en garantissant que chaque famille puisse accéder au mouton du sacrifice dans des conditions décentes. Les bilans des années précédentes montrent que cette politique a déjà porté ses fruits, avec une meilleure régulation du marché observée progressivement d’année en année.
Valorisation des peaux et de la laine : cap sur l’économie circulaire
Au-delà de l’approvisionnement, l’Aïd el-Adha 2026 constitue un rendez-vous industriel majeur. Sous le slogan « De l’originalité à l’usine… la peau de ton sacrifice est une valeur à ne pas gaspiller », le ministère de l’Industrie a lancé la campagne nationale de collecte des peaux de moutons.
Une réunion de coordination s’est tenue à l’INPED de Boumerdès, réunissant directeurs de wilayas, cadres du ministère, opérateurs économiques et le groupe public GETEX.
L’augmentation du cheptel cette année va alors générer un volume de cuir et de laine bien plus important que les années précédentes, d’où la nécessité d’une mobilisation générale et d’une coordination entre tous les acteurs.
La réussite de la campagne repose également sur le civisme des citoyens, invités à bien préserver les peaux lors du sacrifice et à les déposer dans les points de collecte dédiés.
Dans une logique d’économie circulaire, rien ne sera gaspillé : la laine produira de la lanoline pour les industries cosmétique et pharmaceutique, tandis que les peaux non transformables seront converties en gélatine pour le secteur agroalimentaire, réduisant ainsi la dépendance aux importations et renforçant la contribution industrielle au PIB national.
