Affaire Amir DZ : nouveau revers judiciaire pour l’agent consulaire algérien détenu en France

Affaire Amir DZ : nouveau revers judiciaire pour l’agent consulaire algérien détenu en France
La cour d’appel de Paris a confirmé le maintien en détention de l’agent consulaire algérien mis en cause dans l’affaire Amir DZ.

La cour d’appel de Paris a tranché dans l’affaire de l’agent consulaire algérien détenu en France : le diplomate mis en cause dans l’enlèvement présumé d’Amir Boukhors, dit Amir DZ, en 2024 reste derrière les barreaux. Une décision qui maintient cette affaire ultrasensible sous haute tension judiciaire.

La justice française a décidé le maintien en détention de Smail R., l’agent consulaire algérien accusé d’avoir orchestré l’enlèvement présumé d’Amir Boukhors en 2024, a appris l’AFP  ce jeudi de sources judiciaires.

Cette décision de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris est conforme aux réquisitions du parquet général, qui avait requis la confirmation de l’ordonnance du juge des libertés et de la détention refusant sa remise en liberté.

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Maintien en détention de l’agent consulaire algérien

Par ailleurs, le parquet avait évoqué un risque de « pression sur les témoins, de concertation avec des personnes impliquées dans l’affaire, de trouble à l’ordre public », et la nécessité de garantir sa présence sur le territoire français.

C’est un véritable bras de fer qui s’est joué au sein de l’accusation. Le parquet général a en effet pris le contre-pied total du Parquet national antiterroriste (Pnat). Ce dernier, après une demande de libération déposée le 10 juin par les avocats de l’agent, s’était pourtant montré favorable à sa sortie : le Pnat avait requis, « au regard des pièces justificatives fournies », sa « mise en liberté et son placement sous contrôle judiciaire ».

Saisi par le juge d’instruction, le JLD avait rejeté cette demande le 18 juin dernier et le mis en examen avait fait appel. De son côté, l’avocat d’Amir Boukhors voit la libération de cet agent consulaire algérien « comme une monnaie d’échange pour la remise en liberté de Christophe Glaizes« , détenu depuis un an.

Un dossier qui s’invite au coeur des relations franco-algériennes

L’affaire débute le 29 avril 2024 dans le Val-de-Marne, où le youtubeur Amir DZ aurait été kidnappé par un commando de quatre faux policiers. Menotté, drogué et séquestré pendant 27 heures dans un préfabriqué en Seine-et-Marne, l’opposant serait finalement libéré en lisière de forêt. L’enquête bascule en février 2025 lorsque le Parquet national antiterroriste (Pnat) saisit la brigade criminelle et met en cause deux officiels algériens.

Ce dossier s’invite au cœur des relations franco-algériennes, alors même que Paris et Alger amorcent un rapprochement délicat après la crise de 2025. Le sort de l’agent consulaire Smaïl R., impliqué dans l’affaire, est devenu un sujet hautement sensible entre les deux capitales, exacerbant les tensions politiques.

Le bras de fer s’est durci le 25 mars, suite à la prolongation pour un an de la détention provisoire de l’officiel algérien. En réaction, le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires français pour lui signifier que cette décision, jugée « difficilement justifiable ou recevable », aurait « inévitablement des conséquences sur le cours normal des relations algéro-françaises ».

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