Vingt et un partis politiques constitués de divers courants et familles politiques siègent avec sept groupes parlementaires, dont trois forment une majorité absolue et trois autres groupes d’opposition qui s’opposent, s’allient ou se neutralisent souvent en composant avec d’autres députés se plaçant comme électron libre pour des voix ici et là à propos de propositions à amender au sein des seize commissions permanentes.
Les sept groupes parlementaires sont les FLN, RND, MSP, FNA, PT, RCD et GI. Ce dernier groupe des indépendants, la troisième force à l’Assemblée, se rallie à la majorité pour des votes décisifs depuis que le MSP s’est scindé en deux groupes dissidents. Le FLN qui constitue une majorité relative vit une scission en son sein, mais reste compact et ses voix sont unifiées lors des votes. Le RND qui est la deuxième force politique maintient vaille que vaille la discipline et la cohésion de son unité, et pas une voix discordante quand bien même des critiques acerbes sont observées lors des débats de textes de lois. Le RCD, qui est traversé par des divergences, a gelé sa participation pendant que des députés siègent et votent contre les lois. Le même cas de figure se pose pour les groupes du FNA et du PT. D’où la question du nomadisme qui se pose. Et du coup, ce sont la dizaine de députés des partis qui ne peuvent constituer des groupes parlementaires qui agissent dans les coulisses, au sein des commissions et font de la résistance parlementaire. Souvent leurs alliances créent des surprises à la faveur d’amendements de projets de lois importants. Cette législature est la troisième depuis celle de 1997, issue de la révision de la constitution de 1996.
Houria A
