Mandaté par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Sifi Ghrieb a effectué, ce mardi, une visite de travail dans la wilaya de Béjaïa, marquée par le lancement officiel d’un projet minier d’envergure nationale. Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de relance du secteur extractif, considéré comme un pilier essentiel pour la diversification de l’économie algérienne.
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Au cœur de cette visite figure le coup d’envoi des travaux d’exploitation et de valorisation du gisement de zinc et de plomb situé entre les communes d’Amizour et de Tala Hamza. Ce site, reconnu pour son potentiel important, suscite de fortes attentes tant au niveau local que national. Les autorités ambitionnent d’en faire un levier de développement économique, capable de générer des emplois et de dynamiser l’activité industrielle dans la région.
Une visite officielle à forte portée économique
Dans ce contexte, le gouvernement mise sur une meilleure exploitation des ressources minières pour réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures. Cette orientation stratégique vise à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux fluctuations des marchés énergétiques.
Le projet de Béjaïa s’inscrit ainsi dans une vision globale de transformation économique, fondée sur la valorisation des richesses du sous-sol et la promotion d’industries à forte valeur ajoutée.
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Au-delà de son impact économique, cette initiative revêt également une dimension stratégique en matière de souveraineté industrielle. En développant ses capacités d’extraction et de transformation des minerais, l’Algérie entend consolider son autonomie dans des secteurs clés et réduire sa dépendance aux importations de matières premières.
Une mobilisation gouvernementale
Le Premier ministre était accompagné, lors de cette visite, de plusieurs membres du gouvernement, dont Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Said Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ainsi que Abdelkader Djellaoui, ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base. Leur présence témoigne de l’importance accordée à ce projet structurant, qui mobilise plusieurs secteurs.
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Sur place, la délégation ministérielle a suivi des présentations techniques détaillant les différentes phases du projet, ainsi que les retombées attendues en termes d’investissement et de création d’emplois. Les responsables ont également insisté sur la nécessité de respecter les normes environnementales et de garantir une exploitation durable des ressources.
Avec ce nouveau chantier, les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de redonner un souffle nouveau au secteur minier, longtemps resté en retrait, et de l’inscrire au cœur de la stratégie de développement du pays.
