À compter du 1er mai 2026, la Chine appliquera un traitement à zéro droit de douane pour tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, à l’exception de l’Eswatini.
L’annonce, faite par le président Xi Jinping lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, confirme la volonté de Pékin de renforcer sa présence économique sur le continent et d’offrir de nouvelles perspectives aux exportations africaines.
Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme le premier partenaire commercial de l’Afrique. Investissant massivement dans les infrastructures via son initiative des « Nouvelles Routes de la Soie ».
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Cette mesure vient compléter un dispositif déjà en place pour 33 pays. Et symbolise une accélération de la politique commerciale chinoise et un signal fort pour ses partenaires africains.
Xi Jinping souligne que cette décision ouvre la voie à un renforcement des liens bilatéraux et à des perspectives économiques inédites.
La Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains dès mai 2026 : quels bénéfices pour les exportations ?
La suppression des droits de douane pourrait stimuler certaines exportations africaines. Notamment les biens manufacturés, tout en favorisant la diversification des produits envoyés vers la Chine. Certains analystes, comme Philippe Aguignier de l’Inalco, notent que cette mesure représente un signal fort de la Chine pour ses partenaires africains et pourrait progressivement stimuler les exportations vers Pékin.
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Pour l’Algérie, l’opportunité est claire. Cette exemption ouvre la voie à un renforcement de la présence nationale sur le marché chinois et permet de viser une valeur ajoutée accrue dans les exportations. Tout en intégrant mieux les chaînes de production et d’approvisionnement asiatiques.
Algérie – Chine : plus qu’un échange commercial, une coopération renforcée
Outre la suppression des taxes, Pékin entend faciliter l’accès des exportations africaines via des « canaux verts ». Et négocier de nouveaux accords de partenariat économique. Le président chinois a insisté sur l’importance de « perpétuer l’amitié historique, approfondir la coopération mutuellement bénéfique. Et écrire un nouveau chapitre d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique ».
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Pour les pays africains, et particulièrement pour l’Algérie, l’opportunité est claire. L’exemption de droits de douane constitue un levier pour renforcer leur présence sur le marché chinois. Et, potentiellement, accroître la valeur ajoutée de leurs exportations. Avec l’entrée en vigueur effective dès le 1er mai 2026, la mise en œuvre dépendra toutefois de leur capacité à adapter leurs chaînes de production et à tirer pleinement parti de cette fenêtre d’ouverture.
