La crise, qui a frappé les wilayas de l’Ouest, n’est pas due uniquement à la fermeture de la raffinerie d’Arzew mais aussi à l’épuisement du stock du groupe Naftal en huiles pour moteurs
Malgré l’approvisionnement des wilayas en quantités importantes de carburants, la crise risque de se prolonger au niveau des stations-service.
Le manque de carburants ne se posera plus à l’Ouest. «La situation est complètement maîtrisée. Les stocks de carburants sont élevés dans toutes les régions du pays», a assuré M. Yousfi. Interpellé sur ce sujet, en marge d’une plénière consacrée aux questions orales tenue jeudi dernier à l’APN, le ministre de l’Energie et des Mines a expliqué que le manque de carburants dans l’Oranie était dû surtout à des retards dans la livraison. Malgré l’approvisionnement des wilayas en quantités importantes de carburants, la crise risque de se prolonger au niveau des stations-service. «Il peut y avoir quelques retards dans la livraison et quelques petits dysfonctionnements dans la distribution. Mais le problème de la quantité et de l’approvisionnement est complètement réglé», a-t-il précisé. Le ministre a assuré qu’une fois les travaux de réhabilitation de la raffinerie d’Arzew achevés en février, les capacités de cette installation seront augmentées de 50%, ce qui permettra de rétablir l’approvisionnement normal du marché. M.Yousfi a également rappelé que Naftal allait importer des quantités d’huiles pour moteurs suffisantes pour couvrir les besoins du marché pour une année. Il a promis dans ce sens, d’intensifier le contrôle sur la qualité des huiles commercialisées.
La crise, qui a frappé les wilayas de l’Ouest, n’est pas due uniquement à la fermeture de la raffinerie d’Arzew mais aussi à l’épuisement du stock du groupe Naftal en huiles pour moteurs, engendré par la forte demande sur ce produit enregistrée l’été dernier et l’incapacité des importateurs privés à approvisionner le marché national en quantités nécessaires. Il faut reconnaître que les stations d’essence à l’Ouest sont restées à sec pendant plusieurs jours. Par ailleurs, le ministre de l’Energie et des Mines a exclu toute modification du niveau des exportations des hydrocarbures. «Nous avons un programme en matière d’exportation de pétrole (…) qui ne sera pas modifié», a-t-il martelé en réponse à une question sur l’éventuelle augmentation par l’Algérie de ses exportations pétrolières si l’Iran venait à suspendre ses exportations de pétrole en raison de l’embargo occidental. M. Yousfi souhaite que la crise financière qui touche actuellement la zone euro n’influe pas négativement sur les prix du pétrole sur le marché international. Pour l’acquisition des équipements et des pipelines, le ministre a instruit les entreprises publiques relevant de son secteur en vue d’accorder la priorité aux sociétés nationales spécialisées pour l’approvisionnement en oléoducs et gazoducs produits localement. «Conformément aux orientations du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika visant à promouvoir la production nationale, des instructions ont été données aux entreprises du secteur concerné en vue de traiter avec les sociétés nationales spécialisées et d’accorder la priorité à la production nationale si celle-ci répond à leurs besoins et aux cahiers des charges», a-t-il rappelé. M.Yousfi a tenu à démentir l’information selon laquelle le groupe Sonatrach favoriserait les sociétés étrangères au détriment des sociétés nationales en matière d’approvisionnement en pipelines, précisant que le groupe ArcelorMittal ne produit pas tous les pipelines dont a besoin l’entreprise pétrolière nationale, notamment ceux de 20 et 42 pouces de diamètre. Il a rappelé que le groupe Sonatrach avait conclu plusieurs contrats avec la filiale ArcelorMittal Annaba, spécialisée dans la production d’oléoducs et de gazoducs, citant notamment le contrat conclu en 2010 relatif à la fourniture de 3000 tonnes de pipelines pour un montant de 360 millions de dinars.
