L’international algérien Youcef Belaïli a récemment fait parler de lui, non pas pour ses exploits balle au pied, mais pour une initiative ambitieuse tournée vers l’avenir du football national. Invité d’une émission spéciale ramadan diffusée sur la chaîne Samira TV, l’ailier des Verts s’est livré avec franchise sur sa vie quotidienne durant le mois sacré, ses habitudes alimentaires, mais surtout sur un projet qui lui tient particulièrement à cœur : la création prochaine de sa propre académie de football.
Loin d’être une simple école sportive, cette structure se veut un véritable centre de formation moderne. Belaïli a révélé qu’elle « sera lancée en collaboration avec le prestigieux club italien Juventus », gage de sérieux et d’expertise technique. Le joueur a insisté sur l’importance de « dénicher les talents locaux », estimant que l’Algérie regorge de jeunes prometteurs « qui manquent souvent d’encadrement professionnel ». Selon lui, cette académie aura pour mission principale d’offrir « un environnement propice à l’éclosion de futurs joueurs de haut niveau ».
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L’attaquant de l’ES Tunis a également souligné la dimension sociale de son projet. Il souhaite notamment donner leur chance aux enfants « issus de familles modestes en leur fournissant gratuitement équipements, hébergement et encadrement ». Une démarche solidaire qui reflète la volonté du joueur de redonner au football algérien une partie de ce qu’il lui a apporté tout au long de sa carrière. « On va commencer à Oran, ensuite, on va inauguré une autre académie à Alger », a-t-il souligné.
Belaïli regrette d’avoir raté la CAN-2025
Sur le plan sportif, l’actualité est toutefois moins réjouissante pour le natif d’Oran. Victime d’une sérieuse blessure au genou (rupture des ligaments croisés), il poursuit actuellement sa convalescence loin des terrains. Cette indisponibilité l’a contraint à déclarer forfait pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Maroc, un tournoi qu’il espérait vivement disputer. « Ca m’a fait mal au cœur de rater la CAN. J’aurais aimé être présent avec mes coéquipiers et les aider à aller le plus loin possible dans la compétition. Mais le destin en a voulu autrement », regrette-t-il.
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Malgré ce contretemps, Belaïli reste tourné vers l’avenir, partagé entre sa rééducation et la concrétisation de son projet d’académie. Déterminé à revenir à son meilleur niveau, il espère bientôt retrouver les pelouses et renouer avec la compétition. En attendant, son initiative en faveur de la formation des jeunes pourrait bien constituer l’un de ses plus beaux héritages sportifs, preuve qu’un joueur peut influencer le football de son pays bien au-delà de ses performances sur le terrain.
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