Face aux inquiétudes grandissantes des patients souffrant de troubles de la thyroïde, le ministère de l’Industrie pharmaceutique est sorti de son mutisme. L’institution assure que l’approvisionnement en Levothyrox connaîtra un retour à la normale dès la semaine prochaine.
Par la voix de son conseiller, le ministère a réagi officiellement à la suite de l’alerte lancée par le Dr Abderrahim Bounekta.
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, ce praticien dénonçait les difficultés majeures rencontrées par les malades pour se procurer ce traitement vital, évoquant des perturbations qui durent depuis près de six mois.
Levothyrox en Algérie : Un retour en pharmacie dès la semaine prochaine
Le ministère a affirmé suivre de près la situation et avoir déjà procédé à un inventaire rigoureux des stocks disponibles. Selon les précisions apportées par les services ministériels — et relayées par le Dr Bounekta après ses échanges avec les autorités — le médicament sera disponible en quantités suffisantes et dans tous les dosages dès le début de la semaine prochaine.
Des brigades de contrôle sur le terrain restent mobilisées pour surveiller la chaîne de distribution et corriger tout dysfonctionnement éventuel à travers l’ensemble des wilayas du pays.
Vers la production nationale de Levothyrox : Ce qui change pour les patients en 2027
Afin de mettre un terme définitif à ces crises cycliques, le ministère a dévoilé une stratégie à long terme : le lancement d’une production locale d’une version algérienne du Levothyrox.
Ce projet ambitieux, dont le coup d’envoi est prévu pour janvier 2027, vise à garantir une stabilité durable de l’approvisionnement et à réduire la dépendance aux importations.
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De son côté, tout en saluant la réactivité des autorités, le Dr Bounekta a tenu à lancer un double appel :
- Aux pharmaciens : Veiller au respect strict de la délivrance du médicament uniquement sur présentation d’une ordonnance.
- Aux patients : Éviter les achats de précaution en quantités excessives (surstockage), un comportement qui aggrave la pénurie et prive d’autres malades de leur traitement.
Cette mobilisation conjointe entre professionnels de santé et pouvoirs publics semble, pour l’heure, apaiser les craintes d’une rupture totale de ce médicament indispensable à l’équilibre hormonal de milliers d’Algériens.
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