WhatsApp en Algérie : l’État réagit à une nouvelle fonctionnalité et saisit officiellement Meta

Le ministère des Postes et des Télécommunications a adressé, ce lundi, une correspondance officielle à la société Meta Platforms concernant l’activation de la fonctionnalité des « noms d’utilisateur » (Usernames) sur l’application WhatsApp en Algérie.
Le ministère a précisé qu’il ne s’opposait pas à l’utilisation de cette fonctionnalité en tant qu’option supplémentaire — notamment pour renforcer l’aspect sécuritaire et améliorer l’expérience utilisateur en évitant le partage systématique des numéros de téléphone.
Toutefois, il a fermement insisté sur la nécessité que tout compte WhatsApp actif ou activé en Algérie demeure obligatoirement rattaché à un numéro de téléphone mobile valide et dûment vérifié auprès de l’un des opérateurs télécoms nationaux.
Sécurité numérique : l’exigence absolue d’un numéro vérifié
Cette prise de position intervient alors que Meta prépare un virage stratégique pour son application phare. La future mise à jour permettra en effet de converser en toute confidentialité sans divulguer son numéro de contact à ses interlocuteurs.
En misant sur ce système d’identifiants uniques pour masquer les numéros mobiles, la firme californienne entend renforcer la confidentialité des profils. Une innovation saluée pour la protection de la vie privée, mais dont la mise en œuvre locale est désormais conditionnée par l’État à la conservation d’une ligne téléphonique dûment identifiée.
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À cet égard, les autorités algériennes ont exigé de Meta une réponse officielle et écrite garantissant le maintien du couplage entre chaque compte utilisé en Algérie et un numéro vérifié, interdisant ainsi la création ou le maintien de comptes s’appuyant uniquement sur un nom d’utilisateur.
Le ministère a également invité la firme américaine à soumettre un plan d’exécution clair assorti d’un calendrier précis, dans le cas où des ajustements techniques spécifiques au marché algérien s’avéreraient nécessaires.
Respect de la vie privée et cadre légal : un équilibre garanti
Le ministère a souligné que cette exigence était à la fois nécessaire et proportionnée, assurant qu’elle ne portait aucunement atteinte à la vie privée des utilisateurs ni au chiffrement de bout en bout.
Selon la même source, cette mesure vise à garantir la confiance numérique, instaurer la responsabilité et contribuer à la prévention de la fraude, de l’usurpation d’identité et de la cybercriminalité, conformément aux lois algériennes en vigueur.
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En conclusion de son document, le ministère s’est dit pleinement disposé, à travers ses équipes techniques, à engager un échange immédiat avec les représentants de Meta et de WhatsApp dès que nécessaire.








