Washington adopte la position d'Alger

mercredi 9 décembre 2009 à 23:46
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couple suisse enleve par al-qaida.JPGLes Etats-Unis ont exprimé leur soutien à l’initiative algérienne de criminaliser, au niveau de l’ONU, le versement de rançons aux organisations terroristes au cours de la visite effectuée par le ministre algérien des Affaires étrangères aux Etats-Unis. Ce pays compte appuyer l’initiative algérienne.

L es démantèlements de réseaux de logistique et de soutien au terrorisme en activité des années durant dans des pays occidentaux ont contribué à la privation des groupes islamiques armés (GIA) et du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’une bonne partie de ressources financières.
Cette organisation s’est rabattue sur les enlèvements assortis de rançons nécessaires à l’achat d’armes et de munitions auprès de contrebandiers.

Un terrorisme encouragé par des Etats qui ont accepté de payer des rançons en contrepartie de la libération de leurs ressortissants, otages de ces organisations criminelles. C’était le cas du gouvernement allemand satisfaisant, en 2002, à l’exigence de verser 5 millions d’euros au GSPC à défaut de quoi les 32 touristes européens enlevés dans le désert algérien n’auraient pas recouvré leur liberté. L’autre partie de ces otages avait été libérée, rappelle-t-on, grâce à une intervention de l’ANP.
D’anciens terroristes ayant fait partie du GSPC auteur de l’enlèvement de ces touristes européens, arrêtés dans d’autres pays et extradés vers l’Algérie, avaient fourni des détails sur l’utilisation d’une partie de cet argent dans l’achat d’armes et de munitions de guerre, auprès de contrebandiers au Mali et au Niger.

L’enlèvement de touristes étrangers est une affaire lucrative pour le GSPC qui, plusieurs années après, continue à pratiquer les enlèvements et exiger des rançons.
Cette opération réussit puisque les éléments de cette katiba ont pu obtenir une rançon en contrepartie de la libération des otages qu’ils détenaient.

Le GSPC, même après l’arrestation et l’extradition d’El-Para, a continué à enlever des ressortissants étrangers pour exiger des rançons. A la place d’El-Para, l’actuel «émir» national du GSPC, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, avait désigné un certain Abdelhamid Abou Zeid, avec pour mission, de continuer à enlever des ressortissants étrangers.

C’est ainsi qu’un couple autrichien a été enlevé, par la suite, dans le désert tunisien. Là aussi, une rançon de 5 millions d’euros aurait été versée au GSPC par, cette fois, l’intervention de Seif El Islam, fils du leader libyen Mouammar El Gueddafi. Le GSPC a encore une fois réussi à obtenir de l’argent grâce à ses pratiques.

M. Abi

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