Depuis le 1er juillet 2026, le gouvernement australien applique une nouvelle grille tarifaire particulièrement salée pour ses visas. Cette hausse généralisée touche de plein fouet tous les candidats étrangers, y compris les Algériens qui rêvent d’y étudier, d’y travailler ou de rejoindre un proche.
Avec des augmentations record qui s’envolent parfois au-delà des 200 % pour certaines catégories, s’offrir un billet d’entrée pour l’hémisphère Sud n’a jamais coûté aussi cher.
Afin de moderniser son système migratoire et d’en optimiser la gestion, le gouvernement australien a déployé une nouvelle tarification de ses frais de visa (VAC) pour assurer l’autofinancement du traitement des dossiers.
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L’Australie augmente ses frais de visa
C’est le visa étudiant (Subclass 500) qui écope de l’une des hausses les plus marquantes, avec un bond de 25 % pour atteindre 2 500 dollars australiens (contre 2 000 auparavant). Cette formalité administrative représente désormais un coût d’environ 1 500 euros pour les étudiants étrangers, venant alourdir un budget initial déjà saturé par les frais universitaires, la couverture médicale, le loyer et le coût de la vie sur place.
La hausse de prix touche également la main-d’œuvre qualifiée : le visa Sponsor (Subclass 482), requis pour travailler au sein d’une entreprise australienne, augmente à 4 015 dollars australiens (soit près de 2 410 euros). Un bond significatif par rapport à l’ancien tarif de 3 210 dollars.
C’est sur le Resident Return Visa (sous-classes 155 et 157) que s’abat l’augmentation la plus spectaculaire : son coût fait un bond colossal de 490 à 1 475 dollars australiens, soit une hausse de près de 201 %. Destiné aux résidents permanents souhaitant prolonger leur droit de retour en Australie, ce visa montre que même les personnes déjà installées subissent le durcissement budgétaire imposé par le gouvernement.
Les Algériens concernés
Le voyage temporaire et les projets de vie à deux coûtent eux aussi beaucoup plus cher. Le Bridging Visa B, indispensable pour quitter temporairement le territoire australien en attendant une décision sur son dossier, voit son prix s’envoler de 190 à 575 dollars australiens. Du côté des couples, s’installer ensemble en Australie devient un véritable luxe : le visa partenaire (sous-classes 820/309) grimpe désormais à 11 710 dollars australiens (environ 7 025 euros), contre 9 365 dollars auparavant.
Du côté de Canberra, on justifie ce coup de vis financier par une volonté de rationalisation : cette hausse des tarifs doit permettre de garantir l’équilibre budgétaire du système d’immigration et d’accélérer les délais de traitement des dossiers.
Cette mise à jour tarifaire ne cible aucun pays en particulier. Le gouvernement australien applique une politique uniforme : tous les candidats étrangers, quelle que soit leur nationalité, sont soumis aux mêmes montants selon le type de visa demandé.
Pour les voyageurs algériens en plein préparatifs — qu’il s’agisse d’un projet d’études, d’une opportunité professionnelle ou d’une expatriation —, cette réforme alourdit considérablement l’addition. Ces nouveaux tarifs ne sont en effet que la partie émergée de l’iceberg : pour concrétiser leur rêve australien, ils doivent aussi composer avec les frais de traduction officielle, les visites médicales obligatoires, l’assurance santé internationale et la constitution d’un solide dossier de garanties financières.
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