Face à la vague de mécontentement des internautes algériens depuis le début de l’année, le ministre des Postes et Télécommunications a pris la parole devant l’APN. Entre infrastructures locales solides et défaillances de partenaires étrangers, voici ce qu’il faut retenir de son intervention.
Depuis plusieurs jours, les abonnés d’Algérie Télécom font face à un constat amer : débits en chute libre, latence élevée et micro-coupures à répétition. Interpellé par les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ce jeudi, le ministre du secteur, Sid Ali Zerrouki, a tenu à faire la lumière sur une situation qui cristallise les tensions.
Le message du ministre est sans équivoque : l’opérateur historique national n’est pas le coupable. Selon Zerrouki, les dysfonctionnements actuels sont directement liés aux fournisseurs étrangers d’interconnexion. Bien que l’Algérie dispose de ses propres infrastructures, elle dépend de nœuds de transit internationaux pour l’accès au réseau mondial.
« L’Algérie dispose aujourd’hui des capacités nécessaires pour assurer un internet de qualité », a martelé le ministre, rappelant que la capacité de la bande passante internationale a fait un bond spectaculaire, passant de 1,5 Tbit/s en 2020 à plus de 12 Tbit/s aujourd’hui.
Perturbations Internet : Retour à la normale prévu la semaine prochaine
Si certains paramètres techniques échappent au contrôle direct d’Algérie Télécom, le ministre s’est voulu optimiste. Après avoir échangé avec les partenaires internationaux concernés, il a annoncé avoir reçu des garanties formelles.
Un rétablissement progressif du service est attendu d’ici la semaine prochaine, sous réserve que les engagements techniques des prestataires étrangers soient respectés.
Au-delà de cette crise conjoncturelle, le représentant du gouvernement a réaffirmé le virage technologique pris par le pays. L’objectif est la généralisation de la fibre optique (FTTH) sur l’ensemble du territoire national d’ici le début de l’année 2027.
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Ce chantier titanesque vise deux objectifs :
- Désenclaver les zones d’habitation reculées.
- Booster la compétitivité des pôles d’activités économiques grâce au très haut débit.
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Enfin, le ministre n’a pas épargné les opérateurs de téléphonie mobile. Rappelant les obligations inscrites dans leurs cahiers des charges, il a insisté sur la nécessité d’améliorer la couverture réseau sur les axes routiers nationaux, souvent marqués par des zones d’ombre persistantes.
