Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, vendredi dernier, quatre hommes âgés de 32 à 37 ans pour le vol avec violence d’une montre de luxe d’une valeur d’un million de dollars. Les prévenus, de nationalités marocaine et algérienne, ont écopé de peines allant de trois ans et demi à quatre ans de prison ferme, assorties d’une amende de 5 000 euros.
L’agression du propriétaire de la montre, un touriste américain, s’était déroulée le 1er janvier 2024 près du Champ-de-Mars ; l’un des condamnés, en fuite, a été jugé en son absence.
Le guet-apens a débuté dès la veille du 31 décembre, aux abords de l’hôtel Pullman. Après avoir repéré leur cible à minuit — un riche touriste accompagné de sa famille — les malfaiteurs ont patiemment surveillé l’établissement durant toute la nuit.
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Une montre de luxe d’un million de dollars dérobée
C’est au petit matin, vers 8h30, que le piège s’est refermé : alors que l’Américain marchait tranquillement près des taxis, deux individus ont surgi pour lui arracher sa montre. L’objet du vol est une Jacob & Co Bugatti Chiron, une pièce unique sertie de diamants dont la valeur a grimpé de 250 000 euros à près d’un million de dollars.
La victime a tenté de poursuivre les voleurs, mais ces derniers se sont engouffrés dans une Renault Clio occupée par plusieurs complices. Le véhicule a rapidement quitté les lieux, profitant du calme matinal de Paris après le réveillon. Grâce au pistage, les enquêteurs ont pu établir que la voiture avait pris la direction de l’étranger, transitant par le Luxembourg pour finir sa course en Belgique.
Grâce à l’analyse minutieuse des images de vidéosurveillance et des relevés téléphoniques, les enquêteurs ont pu remonter jusqu’aux auteurs du vol. Cette enquête a abouti, en mars, à l’interpellation de trois suspects à Noisy-le-Sec et Ivry-sur-Seine. Le quatrième complice, toujours en fuite, fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international.
3 à 4 ans de prison pour les voleurs
Lors de l’instruction, deux des prévenus ont reconnu les faits devant la police et le magistrat, tandis que le troisième a fermement nié toute implication. Cependant, au cours du procès, la sincérité a cruellement manqué : si la quasi-totalité des accusés a persisté dans le mensonge, l’un d’entre eux a fini par livrer une version plus authentique des faits devant le tribunal.
« Nous sommes des voleurs. Notre métier, c’est de voler« , a laconiquement déclaré Ouahid A. Cette ligne de défense, suggérée par son avocate Sarah Valduriez, semble avoir porté ses fruits : il a écopé d’une peine inférieure de six mois à celle de ses complices. Quant à la montre d’exception, elle reste à ce jour introuvable.
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