Il a volé 250 millions du bureau de son patron : un employé lourdement condamné

Cinq années d’emprisonnement ferme : telle est la sanction retenue dimanche par la chambre pénale de la Cour d’Oran contre un homme désigné par les initiales « R.N. ». Employé d’une société privée implantée à Bir El Djir, il a été reconnu coupable d’un vol par effraction dont le montant atteint les 250 millions de centimes. La juridiction d’appel a ainsi maintenu la peine déjà prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Fellaoucene, rapporte le média Echourouk.
Un vol à 250 millions de centimes préparé depuis l’intérieur de l’entreprise
L’affaire remonte aux premiers jours de juillet. Travaillant sur place, le prévenu savait précisément où se trouvaient les fonds et le matériel de valeur : dans le bureau du directeur. Il s’est muni d’un marteau en fer et a creusé une large ouverture dans la cloison de la pièce, contournant ainsi toute serrure.
Une fois à l’intérieur, l’homme a sorti plusieurs équipements, notamment des écrans, du matériel informatique et des outils de chantier. Le butin a été chargé dans un véhicule, puis écoulé au marché de Sidi El Bachir, l’un des points de revente les plus fréquentés d’Oran.
Le propriétaire de la société n’a découvert les dégâts que le lendemain matin. Il a immédiatement déposé plainte auprès de la brigade de sécurité compétente, déclenchant une enquête qui n’a pas traîné. Les investigations ont rapidement permis de mettre un nom sur l’auteur présumé de l’effraction, dans une commune déjà marquée par un braquage à main armée visant les cadres d’une entreprise privée.
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Le receleur affirme avoir cru à une marchandise familiale
En remontant la filière, les policiers ont localisé le commerce de ferraille et de matériel d’occasion qui avait récupéré les biens dérobés. Interrogé, le gérant a soutenu avoir agi de bonne foi. Selon ses déclarations, le vendeur lui a présenté les équipements comme appartenant à son père, décrit comme entrepreneur dans le bâtiment.
À la barre, le mis en cause a admis sans détour avoir emporté le matériel. Il a toutefois rejeté catégoriquement la partie de l’accusation portant sur une somme de 200 millions de centimes en liquide. Pour expliquer son geste, il a invoqué une dépendance à l’alcool qui l’aurait poussé à passer à l’acte.
Cette ligne de défense n’a pas convaincu. Le représentant du ministère public a requis la peine maximale, insistant sur la préméditation du passage à l’acte et sur la trahison du lien de confiance unissant un salarié à son employeur. Les magistrats ont finalement opté pour le maintien des cinq ans de réclusion.
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