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Voitures GPL : cette infraction pourrait vous couter jusqu’à 3 jours de prison

Voitures GPL : cette infraction pourrait vous couter jusqu’à 3 jours de prison
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Les automobilistes qui ont fait le choix du sirghaz sont prévenus. La Gendarmerie nationale vient de rappeler, à travers sa page facebook spécialisée dans l’information routière « Tariki », qu’un véhicule fonctionnant au GPL ne peut pas circuler sans extincteur à bord. L’oubli n’a rien d’anodin : il expose le conducteur à une amende pouvant grimper jusqu’à 20 000 dinars, assortie d’une possible privation de liberté.

L’extincteur de 2 kg devient la règle absolue pour les véhicules GPL

La réglementation est sans détour. Toute voiture équipée d’une installation au gaz doit embarquer un appareil à poudre dont le poids ne descend jamais en dessous de deux kilogrammes. En dessous de ce seuil, ou en cas d’absence pure et simple, le conducteur se retrouve en infraction avec les textes qui encadrent l’équipement des véhicules.

Ce rappel n’arrive pas par hasard. Le parc roulant algérien compte désormais des centaines de milliers de voitures converties au sirghaz, un carburant nettement moins cher que l’essence. Mais cette économie s’accompagne d’exigences techniques précises, l’inflammabilité du gaz imposant une capacité d’intervention immédiate en cas de départ de feu.

Les gendarmes insistent sur un point souvent négligé : posséder un extincteur ne suffit pas. L’appareil doit être en état de marche et sa validité contrôlée. Un dispositif périmé, coincé sous une pile de bagages dans le coffre, ne remplit aucune fonction utile lorsque les secondes comptent.

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La GN applique l’article 459 du code pénal aux contrevenants

Là où le dossier prend une tournure sérieuse, c’est au niveau des sanctions. Le manquement constaté donne lieu à la rédaction d’un procès-verbal, transmis ensuite selon les procédures judiciaires en vigueur. Autrement dit, on sort du cadre de la simple amende forfaitaire réglée sur place.

C’est l’article 459 du code pénal qui s’applique alors. Le texte fixe une fourchette financière allant de 10 000 à 20 000 dinars (de 10 à 20 millions de centimes). Plus dissuasif encore, le juge dispose de la faculté d’y ajouter une peine d’emprisonnement dont la durée ne peut excéder trois jours. Une sévérité qui tranche avec les contraventions routières habituelles.

Cette fermeté s’inscrit dans une série de mises en garde adressées ces derniers mois aux usagers. La Gendarmerie avait déjà signalé que rouler avec un feu défectueux justifie une verbalisation, même lorsque le conducteur transporte une ampoule de rechange dans sa boîte à gants.

Trois équipements de sécurité que tout conducteur doit garder à bord

Au-delà du cas particulier du gaz, la loi impose à l’ensemble des véhicules, de la citadine au camion, un trio d’accessoires obligatoires. L’institution avait d’ailleurs rappelé que l’absence de triangle de présignalisation, de gilet réfléchissant ou d’extincteur coûte 4 000 dinars au conducteur distrait.

La nuance est importante à saisir. Pour un véhicule classique, le tarif reste celui d’une contravention. Pour une voiture au sirghaz, le législateur a durci le régime, considérant que le risque encouru par le conducteur, ses passagers et les autres usagers justifie une réponse pénale.

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ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

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