La première voiture 100 % algérienne verra le jour avant fin 2028, annonce Tebboune

Produire un véhicule entièrement conçu et assemblé sur le sol national : l’objectif a désormais une date. Devant les chefs d’entreprise réunis au Centre international des conférences Abdelatif Rahal, à Alger, le président Abdelmadjid Tebboune a fixé l’horizon de fin 2028 pour la sortie d’une voiture algérienne dont le moteur comme la carrosserie seraient issus de composants fabriqués dans le pays.
L’annonce a été faite lors de l’ouverture des travaux de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques.
La voiture algérienne attendue avant la fin 2028
Le chef de l’État a été explicite sur le calendrier. D’ici la clôture de l’année 2028, l’Algérie devrait disposer de son propre véhicule, assemblé à partir d’éléments produits localement.
Deux pièces maîtresses ont été citées nommément : la carrosserie et la motorisation, deux segments qui concentrent l’essentiel de la valeur ajoutée dans la filière.
Cette ambition dépasse le simple montage. Jusqu’ici, les projets automobiles lancés en Algérie reposaient largement sur l’importation de kits.
L’objectif affiché consiste cette fois à bâtir un tissu de sous-traitance capable d’alimenter une chaîne industrielle complète, condition indispensable pour parler d’un produit réellement national.
Le secteur connaît d’ailleurs un regain d’intérêt de la part des grands constructeurs étrangers, séduits par la taille du marché intérieur et les mesures incitatives mises en place ces dernières années.
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Tebboune revendique la troisième place économique africaine
Le président n’a pas éludé les difficultés qui subsistent. Il a reconnu l’existence de lacunes, tout en mettant en avant le chemin parcouru. « Il y a une différence considérable entre la situation économique de 2020 et celle de 2026, et nous sommes aujourd’hui la troisième économie d’Afrique », a-t-il déclaré devant son auditoire.
Sur la méthode, le chef de l’État a tenu à rassurer. « Nous essayons de réguler les affaires économiques sans pour autant renoncer au rôle social de l’État », a-t-il souligné, écartant l’idée d’un désengagement des pouvoirs publics au profit du seul jeu du marché.
Un appel appuyé aux opérateurs économiques nationaux
La rencontre, organisée par le Conseil du renouveau économique algérien, a aussi été l’occasion pour le président de saluer le rôle joué par les hommes d’affaires dans la construction d’une économie moderne, capable d’encaisser les secousses des marchés internationaux.
Le ton s’était fait plus ferme sur un autre volet de son intervention, lorsqu’il avait appelé à se mobiliser contre les « parasites » accusés de ponctionner les réserves de change sans rien apporter en retour. Le soutien de l’État, a-t-il rappelé, reste acquis aux entrepreneurs intègres, quelle que soit leur wilaya d’implantation.
Reste désormais à transformer ces orientations en réalisations concrètes. Le pari automobile de 2028, en particulier, constituera un indicateur scruté de la capacité du pays à bâtir une industrie manufacturière intégrée, loin des simples ateliers d’assemblage.
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