Visa de travail en Italie : 165 850 places prévues pour 2027, les Algériens concernés

De 2026 à 2028, l’Italie met en place un vaste plan de recrutement international réservant 497 550 places aux travailleurs non-UE, un programme qui concerne directement les ressortissants algériens. Quotas par secteur, procédures du Click Day et pièces justificatives requises : on vous explique tout !
L’Italie entrouvre largement ses portes au travail étranger. Rome a arrêté un plan triennal prévoyant 497 550 autorisations d’entrée pour des ressortissants non européens entre 2026 et 2028. Baptisé Decreto Flussi, ce mécanisme fixe chaque année un plafond de places par secteur et par nationalité.
L’Algérie figure sur la liste des pays retenus, aux côtés de la Tunisie, du Maroc, de l’Égypte ou encore du Sénégal.
Le Decreto Flussi fixe les quotas de travailleurs étrangers en Italie
Le Decreto Flussi est un texte réglementaire adopté par le gouvernement italien. Il détermine combien de travailleurs venus de l’extérieur de l’Union européenne peuvent s’installer légalement dans la péninsule, en précisant leurs pays d’origine et les métiers ouverts.
La répartition du volume global s’étale progressivement : 164 850 entrées sont prévues pour la première année, 165 850 pour la suivante, puis 166 850 en 2028. Trois grandes familles d’emploi sont couvertes par le dispositif, à savoir les postes saisonniers, les contrats salariés de plus longue durée et l’activité indépendante.
Pour l’exercice 2027, l’enveloppe se décompose ainsi : 89 000 places réservées aux saisonniers de l’agriculture et du tourisme, 76 200 pour les emplois non saisonniers, dont 14 000 fléchées vers l’aide à domicile, et seulement 650 autorisations pour les travailleurs indépendants. Ce déséquilibre traduit les besoins criants des campagnes italiennes et du secteur hôtelier.
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L’Algérie parmi les nationalités admissibles aux quotas italiens
Seuls les ressortissants de pays liés à l’Italie par un accord migratoire ou de coopération peuvent prétendre à ces places. La liste arrêtée pour 2027 rassemble une quarantaine d’États, répartis entre le Maghreb, l’Afrique subsaharienne, l’Asie, l’Amérique latine et les Balkans. Le Kenya vient d’y être ajouté par la circulaire n° 7185 du 1er octobre 2026.
Attention toutefois : détenir l’une de ces nationalités n’ouvre pas mécaniquement toutes les portes. Chaque quota possède ses propres conditions, variables selon la catégorie professionnelle visée. Quelques places sont par ailleurs réservées aux apatrides et aux réfugiés reconnus par le HCR ou par les autorités des pays de premier accueil.
Click Day et nulla osta, les étapes clés de la demande
Tout commence par une promesse d’embauche. C’est l’employeur établi en Italie, et non le candidat, qui engage la démarche auprès du Sportello Unico per l’Immigrazione pour obtenir le fameux nulla osta, l’autorisation préalable au travail.
Par ailleurs, le recruteur se connecte au portail ALI via son identité numérique, remplit le formulaire et téléverse les pièces exigées. Côté salarié, une copie du passeport et l’état civil suffisent. L’employeur, lui, doit joindre ses propres informations fiscales, un justificatif de logement conforme (attestation d’hébergement, cession d’immeuble ou bail) ainsi que la preuve d’un passage par le centre pour l’emploi quand le contrat n’est pas saisonnier. Une déclaration d’engagement permet de combler temporairement une pièce manquante.
La phase de pré-remplissage s’ouvre le 23 octobre 2026 à 9 heures et se referme le 7 décembre à 20 heures. Du 9 au 13 décembre, le portail n’accepte plus que les corrections de dossiers déjà entamés. Vient ensuite le Click Day, moment précis où les demandes sont envoyées. L’ordre d’arrivée détermine l’attribution des places, et les dépôts restent possibles jusqu’au 31 décembre 2027 tant que des quotas subsistent. Comptez vingt jours d’instruction pour un saisonnier, soixante pour les autres contrats.
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Du visa D au contrat de séjour, ce qui attend le candidat
Une fois le feu vert accordé, l’employeur dispose de quinze jours pour le confirmer sur le portail ou par courrier électronique certifié. Passé ce délai, le dossier tombe et l’autorisation déjà émise est annulée. En cas de refus, il faudra patienter jusqu’à la campagne suivante.
Le travailleur bénéficie alors de 180 jours pour solliciter son visa auprès de la représentation diplomatique italienne de son pays. En cas d’accord, un visa national de type D lui est remis, parfois accompagné d’un code fiscal provisoire. Après l’arrivée sur le sol italien, les deux parties signent le contrat de séjour sous quinze jours, contre huit auparavant.
Une vigilance s’impose face aux intermédiaires douteux. Des escrocs monnayent une aide fictive puis s’évaporent, laissant les candidats sans emploi ni recours. Le rapport 2024 du numéro vert anti-traite italien souligne que l’exploitation par le travail frappe désormais surtout des hommes migrants adultes. Ailleurs en Europe, des parlementaires cherchent justement à allonger la durée des titres de séjour des travailleurs étrangers pour réduire cette vulnérabilité administrative.






