Visa Schengen : nouveaux frais, restrictions… l’UE prépare de nouvelles règles

Frais supplémentaires, démarches ajustées et nouvelles restrictions en vue : l’Union européenne prépare un virage majeur pour la délivrance des visas Schengen de court séjour. Alors que la Commission européenne revoit ses exigences pour cibler plus efficacement les profils de voyageurs, une proposition officielle doit voir le jour début 2027.
L’Union européenne prépare une refonte majeure du Code des visas, la réglementation qui fixe les règles d’attribution des visas Schengen de court séjour.
Dans un appel à contributions publié le 8 septembre 2026, la Commission européenne précise les grandes lignes de cette réforme. L’objectif : concrétiser dans la loi les mesures annoncées en janvier dernier lors du lancement de la toute première stratégie européenne sur les visas. Il s’agit néanmoins de travaux préparatoires : la Commission rappelle que les pistes évoquées tout comme l’échéancier restent à ce jour provisoires et pourront évoluer d’ici la version finale.
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Visa Schengen : vers une hausse du prix et de nouveaux frais administratifs
Côté portefeuille, les demandeurs pourraient rapidement sentir la différence. La Commission européenne étudie avec les États membres la mise en place d’une surtaxe collectée à l’échelle de l’UE, qui s’ajouterait au prix habituel du visa Schengen. L’objectif ? Réinvestir directement ces recettes dans le financement et la modernisation de la politique commune des visas.
Pas de panique pour le moment : aucun montant n’a été annoncé et aucune revalorisation des frais de visa Schengen n’a été officiellement adoptée à ce stade.
Pour rappel, le tarif du visa Schengen s’élève aujourd’hui à 90 € pour les adultes et 45 € pour les enfants de 6 à 11 ans (hors exonérations et régimes spécifiques). Ces montants sont en vigueur depuis le 11 juin 2024, date à laquelle les droits avaient grimpé de 80 à 90 euros et de 40 à 45 euros.
Des démarches facilitées et un accès limité à certains visas
Loin de se limiter à des restrictions, la future réglementation entend fluidifier les mobilités légitimes, notamment pour les acteurs économiques. Actuellement, la gestion des profils professionnels varie fortement selon les ambassades et les territoires. Pour y remédier, l’Union européenne envisage de dresser un répertoire d’entreprises partenaires fiables.
Les collaborateurs de ces entités bénéficieraient ainsi d’un parcours accéléré : priorisation des rendez-vous, délais d’instruction réduits et justificatifs simplifiés. Un moyen de rendre les démarches d’affaires enfin prévisibles et homogènes sur tout le territoire européen.
Au-delà des aspects pratiques, la politique européenne des visas s’affirme comme un véritable outil stratégique et diplomatique. Alors que le Code actuel permet déjà de pénaliser les États non coopératifs sur la réadmission de leurs ressortissants, la Commission pointe un manque de réactivité.
Bruxelles projette donc des réponses plus flexibles et ciblées pour faire face aux dégradations sécuritaires, aux actes d’espionnage, aux sabotages ou à l’instrumentalisation des migrants. Ces restrictions cibleront des catégories précises de demandes tout en maintenant un régime d’exception protecteur pour la société civile, les figures de l’opposition et les cas humanitaires.
Le visa Schengen numérique dans le viseur de la Commission européenne
Enfin, la révision du texte vise à accompagner la transition numérique en cours. La dématérialisation progressive de l’octroi du visa Schengen impose de dépoussiérer les règles actuelles pour les rendre compatibles avec les nouveaux systèmes d’information.
Cette évolution s’aligne sur la feuille de route de la Commission de janvier 2026, qui prône des démarches digitalisées, des réseaux informatiques interconnectés et l’attribution facilitée de visas à entrées multiples de longue durée pour les profil jugés de confiance.
Actuellement en phase de consultation auprès des parties prenantes (usagers, professionnels, États), le projet de révision suit un calendrier précis. La Commission européenne prévoit de soumettre sa proposition législative au premier trimestre 2027. Le texte devra ensuite franchir l’ensemble du parcours parlementaire européen avant que les nouvelles règles ne soient officiellement appliquées.
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