À compter du 1er mai 2026, le gouvernement français alourdira les taxes liées à la mobilité internationale et à l’immigration. Cette mesure impacte directement le budget des sociétés étrangères et des expatriés installés dans l’Hexagone.
Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des résidents étrangers : un décret vient confirmer l’augmentation des taxes d’immigration au 1er mai 2026.
Qu’il s’agisse de devenir Français, de renouveler un titre de séjour ou de convertir un permis étranger, les frais administratifs vont bondir, marquant un tournant inédit par son ampleur en une décennie.
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Immigration en France : hausse généralisée des tarifs dès le 1er mai 2026
L’effort financier demandé aux étrangers s’accentue sur tous les fronts. Si la délivrance d’un premier visa long séjour augmente de 100 euros, c’est la procédure de naturalisation qui enregistre le bond le plus spectaculaire avec un coût multiplié par près de cinq. Même les actes courants, comme la modification d’une carte de séjour ou les tarifs spécifiques aux étudiants, voient leurs prix doubler dès cette année.
Concrètement, le premier visa de long séjour (valant titre de séjour) passe de 200 euros à 300 euros. Les personnes bénéficiant d’un tarif réduit (étudiants, travailleurs saisonniers, regroupement familial) verront leur participation doubler, atteignant 100 euros. Par ailleurs, modifier ou obtenir un duplicata de titre de séjour coûtera désormais 50 euros (contre 25 euros), tandis que les frais de naturalisation subissent la hausse la plus forte, passant de 55 euros à 255 euros.
Le gouvernement introduit également de nouvelles taxes pour des services jusqu’ici gratuits. L’Autorisation Provisoire de Séjour (APS), prisée par les jeunes diplômés pour leur insertion professionnelle, coûtera désormais 100 euros. De même, l’échange d’un permis de conduire étranger fera l’objet d’une facturation de 40 euros. Si le renouvellement des titres de séjour classiques reste stable à 200 euros (ou 50 euros au tarif réduit), l’objectif de la réforme est manifeste : transférer une part accrue des coûts de gestion administrative directement aux demandeurs.
La hausse des tarifs de l’immigration critiquée
Pour échapper à la revalorisation tarifaire, les ressortissants étrangers doivent soumettre leur dossier de demande ou de renouvellement avant le 30 avril 2026. Face à cette échéance, les entreprises accélèrent les préparatifs administratifs et médicaux de leurs salariés. Une incertitude demeure toutefois : les autorités consulaires n’ont pas encore précisé si les dossiers en cours d’instruction au 1er mai seront soumis aux anciens ou aux nouveaux tarifs.
Pour rappel, le lundi 20 octobre dernier, un collectif d’organisations incluant la Cimade, le GISTI, l’ADDE et le SAF a exprimé sa vive opposition à ces réformes. Ces défenseurs des droits dénoncent une barrière financière qui précarise davantage les ressortissants étrangers.
Ils pointent du doigt une spécificité française : des tarifs bien plus onéreux que la moyenne européenne pour des titres souvent précaires. Le collectif rappelle également que ce durcissement va à l’encontre d’un rapport parlementaire de 2019, qui avait pourtant motivé une baisse des taxes à l’époque pour protéger les plus fragiles.
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