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Visa à l’arrivée en Algérie : les nouveaux tarifs prévus par le PLF 2027

Visa à l’arrivée en Algérie : les nouveaux tarifs prévus par le PLF 2027
Le PLF 2027 prévoit de nouveaux tarifs pour les visas à l'arrivée des touristes étrangers visitant le Sud algérien. Crédit photo : Mustapha Chiba
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Le projet de loi de finances 2027 prévoit une nouvelle grille tarifaire pour les visas délivrés à l’arrivée aux touristes étrangers visitant le Sud algérien. Les droits de timbre seraient fixés entre 10 000 et 20 000 dinars selon la durée du séjour, avec des réductions importantes pour les voyages de plus d’une semaine.

Les touristes étrangers souhaitant découvrir le Sahara algérien pourraient bénéficier de nouveaux tarifs pour leurs visas à l’arrivée dès 2027. L’article 38 du projet de loi de finances (PLF) propose de modifier l’article 137 du Code du timbre, en introduisant une grille de trois tarifs selon la durée de validité du visa. Cette mesure vise notamment à rendre les séjours touristiques de moyenne et longue durée plus accessibles.

La réforme s’inscrit dans la politique de développement du tourisme saharien engagée par les pouvoirs publics. Elle intervient alors que le dispositif de visa à l’arrivée, lancé en 2023, a déjà bénéficié à près de 39 000 visiteurs étrangers. Les nouvelles dispositions devront toutefois être adoptées avant de pouvoir entrer en vigueur.

Visa à l’arrivée dans le Sud : les nouveaux tarifs proposés pour 2027

Selon l’article 38 du PLF 2027, les droits de timbre applicables aux visas de régularisation délivrés aux touristes étrangers se rendant dans le Sud algérien seraient désormais répartis en trois catégories. Le montant dépendrait directement de la durée de validité accordée au voyageur. Cette nouvelle grille remplacerait les tranches tarifaires actuellement prévues par le Code du timbre pour cette catégorie de visas.

  • De 1 à 7 jours : 10 000 DA.
  • De 8 à 15 jours : 15 000 DA.
  • De 16 à 30 jours : 20 000 DA.

Ces tarifs concernent les droits de timbre du visa et non le coût global du voyage. Le billet d’avion, l’hébergement, le transport sur place et les prestations de l’agence touristique restent des dépenses distinctes. Le montant total d’un séjour dans le Sahara dépendra donc toujours du programme choisi et des services inclus.

Quels changements par rapport aux tarifs actuels ?

La nouvelle grille proposée représente une réduction pour plusieurs catégories de séjours. En vertu de l’article 48 de la loi de finances 2025, publié au Journal officiel du 26 décembre 2024, les droits de timbre des visas de régularisation sont répartis en cinq tranches. Le tarif peut actuellement atteindre 50 000 DA pour une validité de 16 à 30 jours.

Avec le PLF 2027, un visa de 30 jours passerait ainsi de 50 000 à 20 000 DA, soit une réduction de 30 000 DA. Un visa de 11 à 15 jours passerait de 25 000 à 15 000 DA, tandis que celui de 8 à 10 jours diminuerait de 20 000 à 15 000 DA. En revanche, le tarif d’un visa de 1 à 2 jours augmenterait de 5 000 à 10 000 DA, et celui de 3 à 7 jours resterait inchangé.

Il serait donc inexact de présenter cette réforme comme une baisse généralisée des prix. Les principaux bénéficiaires seraient les touristes effectuant des séjours de plus d’une semaine, particulièrement ceux qui choisissent un circuit saharien de 16 à 30 jours. Ces changements restent néanmoins conditionnés à l’adoption définitive du PLF 2027.

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Qui peut obtenir un visa à l’arrivée pour visiter le Sahara algérien ?

Le dispositif concerne les touristes étrangers qui souhaitent visiter le Sud algérien dans le cadre d’un voyage organisé par une agence de tourisme algérienne agréée. Contrairement à la procédure consulaire classique, le voyageur peut obtenir son visa directement à son arrivée sur le territoire national, sous réserve de l’accomplissement préalable des formalités nécessaires. Ce mécanisme vise à simplifier l’accès aux destinations sahariennes.

Le ministère du Tourisme a mis en place une plateforme numérique permettant aux agences agréées de transmettre les demandes aux services concernés. Après validation, l’agence communique au voyageur une autorisation d’embarquement comportant un code QR. Le visa est ensuite délivré à l’arrivée, avec une durée correspondant au séjour organisé, sans dépasser 30 jours.

Le programme touristique doit inclure une destination éligible dans le Sud. Parmi les régions concernées figurent notamment Djanet, Tamanrasset, Timimoun et Illizi. Les conditions détaillées de ce mécanisme sont présentées dans notre guide consacré au visa à l’arrivée dans les wilayas du Sud.

Quelles démarches effectuer avant le départ ?

Le voyageur doit commencer par choisir une agence de voyages algérienne agréée et réserver un circuit touristique éligible. L’agence recueille ensuite les informations nécessaires, notamment les données du passeport et le programme du séjour, afin d’introduire la demande auprès des autorités compétentes. Une fois l’autorisation obtenue, elle transmet au client les documents nécessaires à son embarquement.

Le ministère de l’Intérieur précise que le visa de régularisation implique notamment la présentation d’un document de voyage valide et des justificatifs correspondant au séjour. Les pièces exigées et les formalités peuvent évoluer selon la situation du voyageur. Il est donc recommandé de vérifier les conditions auprès d’une agence agréée ou d’un consulat d’Algérie avant toute réservation.

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Près de 39 000 touristes étrangers ont déjà bénéficié du dispositif

La révision tarifaire intervient dans un contexte de développement du tourisme saharien. Lors d’une réunion de coordination organisée le 20 juillet 2026, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Houria Meddahi, a présenté un bilan du visa à l’arrivée. Selon les chiffres officiels, près de 39 000 touristes étrangers de 120 nationalités ont bénéficié du dispositif depuis son lancement en 2023.

À cette occasion, la ministre a souligné l’intérêt du mécanisme pour l’attractivité de la destination saharienne et l’activité économique locale. Elle a également demandé un renforcement de la coordination avec les agences de voyages, une évaluation mensuelle du dispositif et une amélioration des liaisons aériennes internationales vers le Sud. Ces orientations ont été détaillées dans notre article consacré au bilan des visas à l’arrivée.

Pourquoi le gouvernement souhaite-t-il revoir les frais de visa ?

Dans l’exposé des motifs de l’article 38, le gouvernement présente la simplification des procédures d’obtention des visas comme l’une de ses priorités pour développer le secteur touristique. L’exécutif considère cette activité comme un levier de croissance économique et de création d’emplois. La révision des droits de timbre doit, selon le texte, contribuer à renforcer l’attractivité touristique de l’Algérie.

Le projet mentionne également un droit de timbre de 1 000 DA pour le visa de transit, distinct du visa touristique à l’arrivée. Il ne faut pas confondre ce montant avec celui d’un séjour touristique d’une journée, qui serait de 10 000 DA dans la grille proposée. La loi de finances 2025 prévoit déjà un droit de 1 000 DA pour les visas de transit valables de un à sept jours, et le projet indique que les autres dispositions correspondantes restent inchangées.

En attendant l’adoption définitive de la loi de finances 2027, les voyageurs doivent se référer aux tarifs et conditions effectivement en vigueur. L’impact de la réforme dépendra aussi de l’offre de transport, des capacités d’hébergement et de l’organisation des circuits touristiques. Les nouvelles propositions fiscales constituent ainsi un élément supplémentaire de la politique de développement du tourisme saharien.

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AS

Ahmed Saifi

Journaliste senior – Politique, actualité nationale et société

Ahmed Saifi est journaliste senior au sein de la rédaction d'Algerie360. Fort de plus de vingt années d'expérience dans le journalisme, il suit et analyse les grands enjeux politiques, institutionnels et sociaux qui façonnent l'actualité algérienne.

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