Visa à l’arrivée en Algérie : une baisse des prix se profile pour 2027

Hôtellerie, visas à l’arrivée, fiscalité… Le Projet de loi de finances (PLF) 2027 s’apprête à redéfinir les règles du jeu pour l’industrie touristique en Algérie. Quels sont les nouveaux ajustements règlementaires prévus pour booster l’attractivité du pays et accompagner les professionnels du voyage ? Tour d’horizon complet des changements à retenir.
Adopté dimanche dernier par le Conseil des ministres, l’avant-projet de loi de finances (PLF) 2027 doit encore recevoir le feu vert du Parlement avant son application effective le 1ᵉʳ janvier 2027.
Lancé début 2023 pour impulser l’essor du tourisme saharien, le visa à l’arrivée a marqué un tournant majeur dans l’ouverture de l’Algérie aux visiteurs internationaux. Ce dispositif simplifié permet aux touristes étrangers passant par des agences de voyages agréées d’obtenir leur document d’entrée directement aux aéroports et postes frontaliers du Sud (Tamanrasset, Djanet, Illizi, Timimoun, etc.), sans repasser par les consulats. Une petite révolution administrative qui a immédiatement dynamisé le flux de voyageurs vers le Grand Sud algérien.
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Visa à l’arrivée : une révision à la baisse des tarifs pour 2027
Le Projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit une refonte complète des droits de timbre appliqués aux visas touristiques délivrés à l’arrivée. Selon le texte, cette initiative vise directement à simplifier l’accès au territoire pour les voyageurs étrangers.
La nouvelle grille tarifaire s’échelonne désormais de 1 000 DA pour un séjour d’une journée jusqu’à 20 000 DA pour un mois complet. Les formules intermédiaires s’élèvent à 10 000 dinars algériens pour 1 à 7 jours et 15 000 DA pour 8 à 15 jours.
Cette mise à jour représente une baisse significative par rapport aux montants actuellement en vigueur, réduisant considérablement le coût global du voyage pour les visiteurs internationaux.
Un levier stratégique pour dynamiser le tourisme étranger
Auparavant, la tarification grimpait très vite, atteignant 25 000 DA dès 11 jours et jusqu’à 50 000 DA pour un séjour de 16 à 30 jours. La réduction proposée par le PLF 2027 divise ainsi par deux les frais d’entrée pour les plus longs séjours.
En allégeant la facture des formalités douanières, le gouvernement entend lever les freins financiers qui pèsent sur l’attractivité de la destination.
Cette mesure s’inscrit au cœur d’une stratégie globale axée sur l’ouverture du pays, avec pour ambition d’augmenter le flux de touristes étrangers vers les zones éligibles au visa à l’arrivée.
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