Le tribunal d’El Harrach, à Alger, a prononcé ce jeudi des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme à l’encontre de plusieurs supporters de football impliqués dans des agressions contre des agents de sûreté en plein exercice de leurs fonctions de maintien de l’ordre public, a-t-on appris du média « Echourouk ». Les faits se sont produits en marge du match de la Supercoupe d’Algérie ayant opposé les deux éternels rivaux, le MC Alger et l’USM Alger, au stade Nelson-Mandela de Baraki le 17 janvier dernier.
Selon la même source, le tribunal a également décidé d’interdire aux condamnés l’accès aux stades pour une durée de cinq ans. Treize supporters ont été reconnus coupables et condamnés à verser, chacun, une indemnité de 20 millions de centimes aux victimes, ainsi que le même montant au Trésor public. Des mandats d’arrêt ont par ailleurs été émis à l’encontre des accusés en fuite.
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Procès et demande d’indemnisation
Pour rappel, le procureur de la République près le tribunal d’El-Harrach avait requis, le 12 mars dernier, des peines de cinq ans de prison ferme assorties d’une amende de 200 000 dinars à l’encontre de 13 individus, dont 10 placés en détention provisoire. Il avait également demandé l’incarcération du suspect placé sous contrôle judiciaire et le lancement de mandats d’arrêt contre les mis en cause en cavale.
De son côté, la défense des victimes avait réclamé une indemnisation de 5 millions de dinars pour chaque partie lésée, au titre des préjudices moral et matériel. Le Trésor public, constitué partie civile dans cette affaire, a qualifié les faits de graves, soulignant que les accusés n’avaient fait preuve d’aucun respect envers les forces de l’ordre ni envers l’uniforme, et a, lui aussi, exigé une compensation à hauteur de 5 millions de dinars.
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Accusations et implications
Les prévenus ont comparu ce jeudi devant le tribunal d’El-Harrach pour répondre de chefs d’accusation liés au trouble à l’ordre public dans une enceinte sportive, à l’agression avec violence contre des agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi qu’à des faits de rébellion.
Des infractions prévues et sanctionnées par plusieurs dispositions du Code pénal et de la législation relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives. L’affaire met en lumière des actes d’une particulière gravité, impliquant notamment des agressions physiques et l’usage d’armes blanches.
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