L’équation change pour des centaines de milliers d’automobilistes algériens. Longtemps présenté comme une solution économique face à l’essence et au gasoil, un carburant très répandu perd un avantage fiscal majeur. Les véhicules GPL désormais concernés par la vignette automobile.
Une décision inscrite dans la Loi de finances 2026, qui intervient dans un contexte plus large de réajustement des équilibres énergétiques et budgétaires du pays.
Vignette automobile et véhicules GPL : la fin d’une exonération inscrite dans la Loi de finances 2026
Les véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié (GPL) sont désormais soumis à la vignette automobile. L’exonération dont ils bénéficiaient jusqu’ici, prévue à l’article 302 du Code du timbre, a été officiellement supprimée par l’article 50 de la Loi de finances 2026.
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Concrètement, les propriétaires de véhicules GPL devront, à partir de cette année, s’acquitter de la vignette automobile au même titre que les autres catégories de véhicules thermiques. Une évolution réglementaire qui marque un tournant après plusieurs années de mesures incitatives en faveur de ce carburant.
GNC, électrique et hybride : les véhicules toujours exemptés de la vignette automobile
Si le GPL perd son statut particulier, d’autres motorisations conservent leur exonération. La Loi de finances 2026 maintient en effet l’absence de vignette automobile pour :
- Les véhicules fonctionnant au gaz naturel carburant (GNC).
- Les véhicules électriques.
- Les véhicules hybrides.
Un choix assumé par les pouvoirs publics, qui continuent d’encourager les alternatives jugées moins contraignantes pour les ressources nationales ou plus favorables à la transition énergétique.
Plus d’un million de véhicules GPL concernés par la vignette automobile
La mesure touche un parc devenu massif. Depuis 2023, le nombre de véhicules roulant au GPL a dépassé le seuil du million à l’échelle nationale. Selon les estimations du cabinet de conseil Finabi Conseil, l’application de la vignette automobile à cette catégorie pourrait générer une recette fiscale prévisionnelle supérieure à deux milliards de dinars.
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Ce potentiel de recettes explique en partie la révision du dispositif. Dans un contexte où l’Etat cherche à élargir son assiette fiscale sans créer de nouveaux impôts directs.
Le succès du GPL, un facteur de pression sur les ressources en gaz
Ces dernières années, le GPL avait été activement promu comme une alternative à l’essence et au gasoil. Notamment pour alléger la facture des automobilistes. Cette politique a contribué à une forte augmentation de la demande.
Les autorités estiment aujourd’hui que cette dynamique exerce une pression croissante sur les ressources nationales en gaz et commence à peser sur les capacités d’exportation. La fin de l’exonération de la vignette automobile pour les véhicules GPL s’inscrit ainsi dans une logique de rééquilibrage entre consommation intérieure et impératifs économiques, selon les autorités.
Hausse des carburants : le GPLc également concerné depuis le 1er janvier 2026
Cette décision fiscale intervient dans un contexte de révision générale des prix des carburants. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2026, plusieurs hausses sont entrées en vigueur :
- Le GPLc est passé de 9 à 13 dinars le litre.
- L’essence est passée de 45,62 à 47 dinars le litre.
- Le gasoil est passé de 29,01 à 31 dinars le litre.
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Ces ajustements renforcent l’impact financier pour les automobilistes utilisant le GPL, qui voient s’additionner hausse des prix à la pompe et nouvelle obligation liée à la vignette automobile.
